Des avancées espérées

Publié le par robert

SÉCURITÉ. --Gironde Vigilante tiendra sa première assemblée générale à Carcans,--le vendredi 19 septembre. Rencontre avec Jack Costes, son président

:Julien Lestage




Gironde Vigilante, association de défense des intérêts des usagers des services publics d'incendie et de secours de la Gironde, organise sa première assemblée générale le vendredi 19 septembre à Carcans. Rencontre avec Jack Costes, son président. Originaire du Médoc, il a été durant vingt ans le chef de centre de secours principal de Lesparre.
« Sud Ouest ». En janvier dernier, quelques mois après le drame de Bazas, vous avez été mis en examen pour diffamation publique. Le SDIS (1) a déposé plainte contre vous. Que ressentez-vous aujourd'hui ?
Jack Costes. Ça me fait mal. Dans la famille, on est pompier de père en fils. Le SDIS (1) a été mon employeur pendant des années. Je regrette ce qui se passe. J'ai essayé de communiquer, mais il n'y a pas moyen. Par contre, alors que l'on est en train de vider la campagne de ses pompiers pour les positionner sur la ville, je ne lâcherai rien. J'irai jusqu'au bout. Mon combat est simple. Il vise à lutter contre le démantèlement du service public.
3 Vous avez essayé de rencontrer la direction du SDIS ?
Oui. Mais, ils ont toujours refusé. Je ne demandais qu'à dialoguer. Que l'on puisse confronter nos idées. Le combat n'était pas nécessaire. Ensuite, il y a eu cette plainte. J'ai alors décidé de couper les ponts. Ils veulent nous imposer le silence.
3 Depuis que l'association a été créée, quelles avancées ?
On a eu cette proposition du ministère de l'Intérieur de donner notre contribution à la commission quadripartite qui a été mise en place en début d'année. Tous les acteurs des secours à personne ont été réunis pour tenter de faire progresser le dispositif. Nous attendons de sérieuses avancées. Autre point, l'association rassemble de fortes compétences. Elle met à disposition des communes un conseil en matière de secours. Enfin, on peut légitimement penser que notre association a contribué à ralentir le démantèlement de certains centres de secours.
3 La situation des secours sur les plages vous a fait réagir. Votre sentiment ?
Avec le retrait des MNS-CRS sur le hors saison, nous n'avons plus aucun dispositif pour intervenir en cas de gros incident. À cette période, une noyade collective est toujours possible. Le SDIS avait un service nautique de qualité. Il n'existe plus. C'est paradoxal pour des pompiers qui travaillent le long de la côte.
3 Selon vous, la situation de la forêt est préoccupante. Pourquoi ?
Depuis la tempête de 1999, on a reconstitué une partie du massif. Il y a donc beaucoup de semis. C'est de la végétation basse, et c'est ce qui brûle le plus lors des feux de forêt. Depuis trois ans, la pluie a été salvatrice. Mais ça ne durera pas. Je crains la situation du gros incendie dans notre massif forestier. Je ne suis pas convaincu que nous ayons tous les outils pour faire face.

sud-ouest du 12 sept

Publié dans La sécurité

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