Les internes trop excentrés

Publié le par robert

TRANSPORTS SCOLAIRES. Les parents des élèves en pension se mobilisent pour que le service de bus soit maintenu entre le Nord et le Sud Bassin


Les lycées de Gujan-Mestras et Arcachon accueillent un total de 348 internes. Parmi eux, 54 habitent le Nord Bassin et le Sud Médoc. Jusqu'à l'année dernière, ces lycéens étaient autorisés à utiliser le réseau de transport scolaire à l'attention des demi-pensionnaires, mis en place par la Cobas et financé par le Conseil général.

Un bus passe à 6 h 30 à Lège et les dépose directement au lycée de la mer, au lycée hôtelier ou aux établissements Grand Air et Saint-Elme. Face à l'augmentation du nombre d'élèves demi-pensionnaires, le Département a décidé de renforcer le réseau commercial Trans Gironde sur le secteur, afin que les élèves internes l'utilisent.

« En pleine discussion ».

Une décision qui a suscité une levée de boucliers de la part des parents d'élèves. « Le transport public, c'est un bus à 6 heures à Andernos qui dépose les enfants à 6 h 59 à Biganos, d'où ils doivent prendre un train à 7 h 11 qui les dépose à 7 h 33 en gare d'Arcachon, d'où ils doivent encore prendre un autre bus ! Et le tout avec les sacs d'affaires pour la semaine », dénonce Bruno Bougnoux, père d'une lycéenne à Grand Air.

« Quant aux enfants qui sont domiciliés à Hourtin, Lacanau, Le Porge et même Lège, cela signifie se lever le lundi avant 5 heures du matin. » Et ce père de demander à ce que le service existant soit maintenu. Une demande relayée par Yves Foulon, le président de la Cobas auprès du Conseil général. « Nous sommes en pleine discussion », assure-t-on au sein de la communauté d'agglomération du Sud Bassin. « Et nous ne suspendrons pas ce qui a été mis en place tant qu'il n'y aura pas d'autre solution. »

Cela « incombe aux familles ».

Pour autant, dans un courrier adressé en début de mois au président de la Cobas, Gérard Marty, le directeur général des services départementaux du Conseil général rappelle que ce dernier « n'organise pas le transport des élèves internes qui incombe aux familles » mais qu'il « participe uniquement à son financement ». Et de rappeler que les élèves internes girondins scolarisés dans un établissement du département peuvent prétendre à une participation financière du Conseil général, « si le trajet séparant leur domicile de l'établissement scolaire est de 20 kilomètres au moins et si l'internat résulte d'une nécessité et non de la seule volonté familiale ».

Avec en conclusion un état des lieux sans appel : « Actuellement, près de 1 500 élèves internes sont placés dans cette situation et un transport adapté représenterait une organisation très lourde techniquement et financièrement. »

Auteur : Sabine Mene

Publié dans Les écoles

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