Séguéla n’aura pas sa villa

Publié le par robert

Le tribunal administratif de Bastia a annulé ce jeudi le permis de construire précédemment accordé au publicitaire. Le tribunal a également annulé quatre autres permis de construire.

 

Jacques Séguéla en 2005.

Jacques Séguéla en 2005. (REUTERS)La fin d’un long feuilleton judiciaire. Le tribunal administratif de Bastia a annulé ce jeudi le permis de construire précédemment accordé au publicitaire Jacques Séguéla. Il devait se faire construire une vaste villa dans la région de Bonifacio, à l’extrême sud de la Corse.

Quatre autres permis annulés

Le tribunal a également annulé quatre autres permis de construire dont un accordé à Marc Sulitzer, cousin de l’écrivain Paul-Loup Sulitzer, par l’ancien maire de Bonifacio, Jean-Baptiste Lantieri. Ce dernier avait vendu 2,7 millions d’euros le terrain à Marc Sulitzer qui devait y construire une villa de plus de 2.000 mètres carrés. Au total, six permis étaient attaqués par l’Association bonifacienne Comprendre et défendre l’environnement (ABCDE).

Le tribunal a suivi les recommandations du commissaire du gouvernement, André Maury, qui s’était déclaré favorable à cinq annulations sur six.

Vincente Cucchi, présidente d’ABCDE qui a déjà obtenu une trentaine d’annulations de permis depuis 1998, s’est dite «satisfaite» de la décision du tribunal. Elle a toutefois indiqué qu’»ABCDE allait probablement contester en appel» le rejet de la demande d’annulation de la sixième villa contestée.

A l’audience le 25 septembre, André Maury avait estimé que si elle était édifiée, la villa en projet de Jacques Séguéla se trouverait dans un site vierge de toute construction et ne serait pas «en continuité avec les agglomérations et villages existants».

Le permis de Séguéla suspendu depuis le début de l'année

Depuis le début de l’année, le permis accordé à Jacques Séguéla pour faire construire cette maison de 568 m2 sur un terrain de deux hectares à Cala Longa, sur la commune de Bonifacio, a été suspendu par le tribunal administratif, puis autorisé par la même juridiction statuant en référé, puis de nouveau suspendu par le Conseil d’Etat. En juillet, le Conseil d’Etat avait annulé l’ordonnance autorisant la reprise des travaux de la villa.

Séguéla a indiqué sur RTL qu’il allait «évidemment se retourner contre le maire» qui a délivré le permis «et contre le propriétaire du terrain qui (lui) a vendu un terrain constructible qui ne l’est pas». Il a souligné que son permis avait été dûment «autorisé par la mairie» et «ratifié par la préfecture».

Menacé de mort

Se présentant comme «une victime, un honnête citoyen qui essaie d’investir ses économies en Corse dans un terrain on ne peut plus légal jusqu’à ce que la justice tourne sa veste» en annulant son permis, Jacques Séguéla a rappelé qu’il avait «acheté en toute bonne foi un terrain constructible et (s’est) retrouvé avec des menaces de mort du FLNC».

En mai, une nouvelle organisation clandestine armée, le «FLNC 1976» qui avait alors revendiqué 26 attentats, avait adressé des lettres de menaces «au colon Jacques Séguéla», «au colon Marc Sulitzer» ainsi qu’«au colon Xavier Delsol», un avocat lyonnais dont le permis pour une demeure de 348m2 a également été annulé ce jeudi.

«Notre terre est aujourd’hui en vente, les étrangers qui se l’accaparent doivent être avertis: ils risquent de payer un lourd tribut, aucun d’eux ne peut se considérer à l’abri», avait averti le «FLNC 1976» dans un communiqué.

Source AFP

Le blog: Nous avons repris cet article sur l'AFP pour faire un parralléle avec ce qui se passe au Huga.

Il semble en comparant ces 2 affaires  que nous sommes dans le même cadre. Il faut savoir que si l'association Vive La forêt a  été en partie déboutée en 1ère instance, les associations corses similiaires à VLF ont gagné au final

Attendons nous à d'autres développements sur le Huga.

l'autre article sur lacanau2008 avec les commentaires

Publié dans le patrimoine

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