8 500 foyers sans électricité

Publié le par robert

INTEMPÉRIES. Les forts vents du week-end ont entraîné de sérieux dégâts. Hier soir, la situation était censée revenir à la normale

À Claouey, sur la commune de Lège-Cap-Ferret, un pin s'est abattu sur la chaussée. (photo annie peyras)
À Claouey, sur la commune de Lège-Cap-Ferret, un pin s'est abattu sur la chaussée. (photo annie peyras)

L'horizon s'est rapidement dégagé hier pour les pompiers girondins, mais le week-end a été très rude.

Une fois passé l'événement climatique de la nuit de samedi à dimanche, marqué par de fortes pluies et des vents violents, ils ont poursuivi pendant plusieurs heures leurs interventions pour écoper, déblayer, consolider, protéger, reconnaître les lieux, aider, rassurer.

Météo France avait lancé un avis de vent fort, avec des vitesses devant atteindre 100 à 120 km/h sur le littoral et 90 km/h dans les terres. Les prévisionnistes avaient vu juste. En matinée hier, les pompiers dénombraient quelque 111 interventions touchant essentiellement le bassin d'Arcachon et le Médoc. Dans la nuit, des arbres ou branches sont tombés sur les chaussées ou près d'habitations, empêchant parfois la circulation.

Des câbles électriques ont été arrachés par les rafales, des stores de magasins ont été tordus sous la force du vent, des poubelles ont été renversées et poussées. De nombreux objets (corniches, volets, pots de fleurs, etc.) menaçaient de tomber.

Point noir à Andernos

C'est surtout sur le plan de l'alimentation électrique que les dégâts ont été les plus importants. Au plus fort du sinistre, EDF a dénombré jusqu'à 8 500 foyers privés d'électricité. On en comptait encore 5 600 dimanche à midi, 2 000 à 16 heures. Hier en fin d'après-midi, 900 foyers étaient encore sans électricité, essentiellement près du littoral.

Le « point noir » se situait à Andernos où la conjonction d'une marée haute à six heures et de vents d'ouest a provoqué de hautes vagues, notamment boulevard de l'Océan. Une centaine d'habitations du lotissement du Mauret, essentiellement des résidences secondaires dont les propriétaires n'ont pas encore pu constater les dégâts, a été gagnée par l'eau. Enfin au Porge, ce sont les pompiers qui ont été touchés. Le toit de la caserne a « pris l'air ». Bordeaux n'a pas été épargné, avec quelques arbres tombés sur la chaussée dès samedi soir. Dimanche matin, le mobilier urbain se présentait dans le plus grand désordre.

Publié dans Le Porge

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