Le Lagarosyphon traqué

Publié le par robert

Samedi, Lacanau attend de nombreux bénévoles. (photo V. B.)
Samedi, Lacanau attend de nombreux bénévoles. (photo V. B.)

C'est demain samedi, à partir de 9 heures et jusqu'à 15 heures, que la municipalité de Lacanau lance une grande opération pour tester un système d'arrachage du lagarosyphon. Une plante immergée qui colonise peu à peu les lacs le long de la côte Aquitaine, dont celui de Lacanau.

L'opération consiste à traiter une zone précise d'environ un hectare, une superficie qui permettra ensuite de faire un bilan sur l'efficacité du système et de suivre l'évolution de la zone dans les mois qui suivent. L'arrachage sera pris en charge par les services municipaux et notamment par l'équipe environnement sous la responsabilité de Neil Pioton, avec le concours de la police du lac.

Deux herses

Le travail se fera à l'aide de deux herses : une qui sera tirée par la barge municipale et l'autre par un tracteur depuis les rives. Une fois arraché, le lagarosyphon sera déposé dans une benne et acheminé vers un centre de traitement de déchets verts. Cependant, après le passage de la herse, beaucoup de bouts de la plante remonteront à la surface et s'échoueront sur les berges. La raison pour laquelle la municipalité fait un appel aux bénévoles qui voudraient bien donner un peu de leur temps samedi en ramassant tout ce qui arrive sur les rives. Il est souhaité de venir équipé de gants, de bottes ou de cuissardes de pêche et muni d'un râteau, d'un râteau à feuilles ou d'une épuisette.

La zone qui a été choisie pour cette opération test est la halte nautique, et cela pour plusieurs raisons. D'abord, à cause de sa superficie, qui est d'environ un hectare, ce qui permettra ensuite de voir combien de personnes sont nécessaires pour la nettoyer efficacement. Ensuite, en raison de la prolifération de la plante qui gène la navigation. Prolifération qui est d'autant plus accélérée par les hélices des bateaux qui, en coupant la plante, favorisent le bouturage.

La date a également été choisie avec soin car selon Neil Pioton, la température assez faible de l'eau limitera les risques de bouturage. Il espère ainsi que les bouts arrachés et non échoués ne se réinstalleront pas, la température de l'eau n'y étant pas propice. L'arrachage n'est qu'un des différents moyens pour essayer de traiter le problème du lagarosyphon. Mais pour Bernard Valette, adjoint à l'environnement, c'est le système le plus efficace, tout en étant conscient qu'il n'est valable qu'à grande échelle et que l'endroit doit s'y prêter.

Le faucardage

Il s'agit d'une autre possibilité mais l'adjoint estime que ce moyen de lutte n'est utile que s'il est fait en permanence avec du matériel bien adapté. Une idée qui pourrait éventuellement être abordée au niveau de la CdC des lacs médocains. Quant aux solutions chimiques, Bernard Valette affirme qu'elles ne sont nullement envisagées dans un souci de préservation du site.

Auteur : Véronique Boscher

Publié dans Le Lac

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soph 06/12/2008 14:20

Lagarosiphon avec un "i"Du travail pour rien. Aucun essai d'arrachage n'a été concluant où que ce soit. Au contraire, si les arracheurs ne mettent pas un filet pour délimiter la zone d'arrachage, ils vont répandre le lagarosiphon hors de cetet zone et faciliter sa dissémination.En outre, il est stupide de croire que le bouturage ne se fera pas en hiver en raison de la température "froide" de l'eau. C'est précisément à cette période que le lagarosiphon est en bourgeon et donc apte à coloniser au mieux.