Un exercice de mise en sécurité

Publié le par robert

Enseignants et élèves sont habitués à ces exercices. (PHOTO V. B.)
Enseignants et élèves sont habitués à ces exercices. (PHOTO V. B.)

Il est vendredi matin, les enfants de l'école Antonia-Guittard travaillent tranquillement en classe quand, à 11 h 30 précises, une alarme est déclenchée. C'est le début d'un exercice pour mettre en application le PPMS ou Plan particulier de mise en sécurité. Un exercice coordonné par Jean-Raymond Avellaneda, l'agent municipal chargé de la mise en oeuvre des règles d'hygiène et de sécurité sur la commune.

Dans le cas d'un problème réel, comme un important feu de forêt, des conditions climatiques exceptionnelles ou un incident nucléaire, c'est la cellule de crise de la préfecture qui déclenche l'alerte et décide de mettre les écoles en PPMS. Cela veut dire que les enseignants dirigent les enfants vers un local choisi auparavant où ils sont confinés.

Pôles de confinement

À L'école Antonia-Guittard, deux pôles de confinement ont été retenus, dont la salle de motricité. Les locaux sont alors calfeutrés et des affiches de mise en PPMS apposées pour indiquer que tant que l'alerte est en cours, plus personne ne peut pénétrer à l'intérieur du bâtiment. Une interdiction qui vaut également pour les parents qui ne pourront plus récupérer leurs enfants tant que l'alerte n'est pas levée. Dépendant de la gravité de la situation, la mise en PPMS peut être plus ou moins longue. La raison pour laquelle chaque pôle de confinement a été choisi avec soin, près des sanitaires et des points d'eau par exemple, et est équipé d'une armoire spéciale. Elle contient, entre autres, une radio pour se tenir informé, une torche en cas de coupure d'électricité et des moyens de calfeutrage. Côté provisions, il y a de l'eau, des pâtes de fruits et du chocolat, une couverture de survie pour chaque enfant et des pastilles d'iode en cas d'incident nucléaire.

Dans le calme

« Ce que les parents doivent surtout comprendre, explique Jean-Raymond Avellaneda, c'est que les enfants à l'intérieur sont en sécurité. En particulier dans le cas d'un feu de forêt, où c'est la fumée qui est la plus dangereuse. Et tant que l'alerte est en cours, plus personne ne peut rentrer ou sortir de l'école. »

L'exercice de vendredi s'est déroulé dans le calme et chacun a géré la situation comme il se doit. Il faut dire qu'enfants et enseignants sont habitués aux exercices de sécurité car la municipalité les organise régulièrement afin de bien familiariser enfants et enseignants avec les différentes procédures. Quant à Jean-Raymond Avellaneda, il a l'intention de refaire cet exercice tous les ans, comme il organise déjà l'évacuation des cars scolaires et des classes tous les trois mois.

Auteur : Véronique Boscher

Publié dans Les écoles

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