Un premier essai positif

Publié le par robert

Un test d'arrachage du lagarosyphon encourageant. (PHOTO V. B.)
Un test d'arrachage du lagarosyphon encourageant. (PHOTO V. B.)

Une trentaine de personnes étaient au rendez-vous samedi matin à la halte nautique de Lacanau pour l'opération de test d'arrachage du lagarosyphon. Une opération, organisée par la municipalité, dans le but de trouver un moyen pour limiter la prolifération de cette plante immergée. L'arrachage en tant que tel était effectué à l'aide de deux herses, une tirée par la barge de la police du lac et l'autre par un tracteur depuis les rives. Après chaque passage, les herses étaient vidées : la première sur la plage au bout du port, la deuxième devait être remontée sur le quai. Une manipulation qui s'est avérée plus délicate que prévue, et qui demande encore à être améliorée.

Bien outillés

C'est alors que les bénévoles, équipés de râteaux, entraient en action en ramassant tous les bouts de la plante qui remontaient à la surface de l'eau. Habitants, agents municipaux, élus et présidents d'associations ont ainsi travaillé ensemble pour faire de ce premier essai une réussite. Certains étaient même venus avec des outils spécialement fabriqués pour cet arrachage, comme Serge le pêcheur, dont le « triple râteau allongé » a largement prouvé son efficacité. Pour Bernard Valette, adjoint à l'environnement, les différents systèmes d'arrachage semblent « assez efficaces » et pourraient devenir « des solutions possibles » pour limiter la prolifération.Gerrit Oyens, président de la halte nautique, est d'avis qu'on apprend toujours en faisant et pense qu'il faudrait peut-être plus de bateaux pour ramasser tout ce qui remonte à la surface.

Il se dit en tout cas « très content » que cette opération se fasse et qu'il faudrait sans doute la refaire régulièrement pour « limiter le travail ».

À renouveler

Responsable du service environnement de la commune, Neil Pioton estime que les deux systèmes, tracteur et barge, sont bien mais peuvent encore être améliorés, surtout la manipulation pour lever la herse sur le quai. Lui aussi est en faveur d'un renouvellement de l'opération au printemps prochain. Daniel Bourdie, président de la Gaule canaulaise, se dit « très favorable à ce genre d'action », de même que Dominique Gisson, présidente de Vive la forêt, qui qualifie la démarche comme « satisfaisante ». Elle ajoute que la technique reste encore à améliorer, peut-être en équipant la herse de dents afin de bien arracher la plante avec toutes ses racines.

Pour le maire, Jean-Michel David, ce test témoigne déjà de la « volonté de vouloir faire quelque chose » et de « prendre le problème à bras-le-corps ».

Auteur : Véronique Boscher

Publié dans Le Lac

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