Le projet pour le territoire enfin prêt

Publié le par robert

CDC DES LACS MÉDOCAINS.

 

Henri Sabarot : « Protéger n'est pas sanctuariser ». (photo c.g.)
Henri Sabarot : « Protéger n'est pas sanctuariser ». (photo c.g.)

Après quatre ans de travail, et un mois de délai de concertation supplémentaire accordé à la suite des protestations de l'association agréée Vive la Forêt (VLF), le dernier conseil de la CdC des lacs médocains (Lacanau, Carcans, Hourtin) a arrêté le projet concernant l'élaboration du Scot (Schéma de cohérence territoriale). « La concertation a été ouverte, affirme le président de la CdC, Henri Sabarot. Pas suffisamment au goût de certains, mais la décision appartient à la fin aux élus. Les procédures ont été rigoureusement respectées. Nous ne sommes pas descendus jusqu'à la parcelle, car ce n'est qu'un schéma. C'est à chaque commune ensuite de rentrer dans les détails dans le cadre des PLU (Plans locaux d'urbanisme). »

VLF avait en effet contesté les conditions dans lesquelles s'est déroulée la concertation. Dominique Gisson, présidente de l'association, tient d'ailleurs à rappeler que « contrairement à l'annonce faite par le président Sabarot lors de la précédente réunion à Hourtin, le délai d'un mois supplémentaire ''accordé'' pour réagir au Scot n'a pas pu se faire normalement : ce dernier n'était plus en ligne et aucun cahier d'observations n'était à disposition, notamment en mairie de Carcans. »

Basé sur le Padd (Plan d'aménagement et de développement durable), le projet de Scot est basé sur trois axes.

« Partenariat avec la nature »

En premier lieu, le fondement de ce projet est un développement maîtrisé qui passe par « un pacte de partenariat avec la nature ». Henri Sabarot précise que « protéger n'est pas sanctuariser. Il faut trouver le juste milieu. »

Second principe, celui d'un pôle d'économie touristique autour de Lacanau. Henri Sabarot indique que la station « est la locomotive. Il s'agit de trouver une synergie avec une économie d'échelle qui puisse offrir un large éventail de choix à trois communes. Nous vivons sur un territoire commun. » Il est aussi question de développer le secteur tertiaire, celui des services, des TPE (Très petites entreprises), du travail à domicile.

Enfin, un développement urbain maîtrisé, avec la restructuration des espaces et le développement en continuité des bourgs. Le président de la CdC a été très clair : « Nous n'avons pas vocation à accueillir tout le monde. » Quand on se souvient des difficultés de la CdC lors de l'ancien mandat, il n'est sans doute pas inutile de noter que le bilan de la concertation et l'arrêt du projet du Scot ont été adoptés à l'unanimité des élus des trois communes.

Auteur : Cédric Grèze

Publié dans La ville

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