Bilan 2008 et perspectives 2009

Publié le par robert


RÉTRO. 2008 qui file. Et 2009 qui oblige déjà à se projeter. Tour d'horizon sur la presqu'île
Au sein du Pays Médoc, les élus vont travailler la charte du Parc naturel régional. Un enjeu pour la presqu'île. (photo J. L.)
Au sein du Pays Médoc, les élus vont travailler la charte du Parc naturel régional. Un enjeu pour la presqu'île. (photo J. L.)

Quelques lignes pour résumer une année, puis se projeter dans celle qui commence. L'exercice impose de faire des choix. L'économie, la politique, les faits-divers et le sport guideront cette synthèse.

Taux de chômage élevé

En fin d'année 2008, comme en début d'année 2009, c'est la situation économique qui préoccupe. En décembre, lors du dernier Conseil de CdC de la Pointe Médoc, le sujet a dominé les débats. Le Médoc est la zone d'emploi d'Aquitaine où le taux de chômage est le plus élevé. Au 4e trimestre 2007, il atteignait les 9,3 % de la population active. 2008 n'aura pas inversé la tendance. Et 2009, dans un contexte de crise économique mondiale, s'annonce bien difficile.

Infrastructures défaillantes

Malgré les efforts des anciens et des nouveaux élus, les projets se font rares en Médoc. La situation géographique de la presqu'île, son réseau routier inadapté, n'incitent pas les investisseurs à approcher. Et les deux seuls gros projets industriels, le terminal méthanier et le développement de l'éolien, font grincer quelques dents. Comme l'a analysé Franck Laporte, le nouveau maire de Talais, « il y a du développement économique, là où les services de l'État sont présents. Et dans des espaces où l'on trouve une autoroute, le TGV, un aéroport, une couverture numérique satisfaisante, etc. ». En clair, un territoire où les voies de communication se sont développées, modernisées. Ce qui, déjà à un moindre niveau, fait cruellement défaut au Médoc.

La bonne idée du Parc

Dans ce tableau plutôt sombre, la mise en place du Parc naturel régional incite à l'optimisme. Pour autant, si le cadre proposé par le Conseil régional est séduisant, il s'agira de donner du contenu au dossier. Un label « exotique », une bonne communication, ne suffisent pas à créer des emplois et de la richesse. C'est le challenge que devra relever la classe politique locale dans les trois à quatre années à venir. Dans ce dossier, il s'agira aussi de rendre compatible protection de l'environnement et développement économique. Sur ce point, le débat est déjà engagé.

Urbanisation importante

Ces derniers mois, on a beaucoup parlé du Schéma de cohérence et d'organisation territoriale (Scot). À l'échelle de la Communauté de communes, c'est un document d'urbanisme qui détermine les grandes orientations de développement d'un territoire pour les quinze années à venir.

Alors que la sous-préfecture appelle à une cohérence des Scot entre les six CdC du Médoc, les élus planchent sur leurs documents. Le plus avancé, est celui de la CdC des Lacs Médocains (Lacanau, Carcans, Hourtin). S'il annonce un « pacte avec la nature », force est de constater que l'urbanisation s'intensifie dans les bourgs et dans les stations balnéaires où l'on densifie au maximum les zones encore constructibles.

Vive la Forêt, l'association de défense du patrimoine forestier, n'a pas tardé à réagir. Elle appelle les élus à plus de concertation. Outre la défense de l'environnement, l'enjeu vise aussi à éviter de donner naissance à des cités-dortoirs.

Auteur : julien Lestage
j.lestage@sudouest.com

Publié dans Le Médoc

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