Peinture sur soie et autres supports

Publié le par robert


Joëlle Allard et ses « élèves » devant leurs créations. (PHOTO B. D.)
Joëlle Allard et ses « élèves » devant leurs créations. (PHOTO B. D.)

Joëlle Allard, présidente du club, est entourée d'une dizaine de passionnées. Elles se retrouvent au Foyer des sociétés, toutes les semaines, le lundi, à partir de 9h 30, et jusqu'à 16h 30, pour créer, imaginer, dessiner, peindre.

Au début, elles ne travaillaient que sur de la soie. Coussins, foulards, écharpes, etc. Une véritable technique, qui demande de la patience et de la précision. Il faut d'abord fabriquer un cadre, sur lequel on tendra la soie. Puis dessiner le motif choisi. Soit par décalque, soit à main levée. Ensuite, pour empêcher que la peinture glisse sur le tissu, il faut passer de la Ghutta, autour de chaque figure, de chaque dessin, et là, on peut peindre. Et ce n'est pas fini. Il faut cuire à l'étuvée la toile pendant trois heures. Ce n'est qu'après ces longues heures, que le chef-d'oeuvre existera vraiment. En gros, un grand foulard nécessite entre 18 et 20 heures de travail minutieux, parce que chaque erreur peut être catastrophique. C'est sûrement pour ça, qu'il règne dans l'atelier, un silence attentif.

Des miroirs gravés

La soie, c'est bien, mais un jour, Joëlle Allard décide de s'essayer sur d'autres supports : le verre, le bois, et même les miroirs. Pour ces supports, sa technique est simple, elle gratte le tain, et dessine à cet emplacement. Elle grave aussi sur des miroirs des photos d'enfants, de bébés pour des anniversaires. Ses élèves finissent par acquérir la technique, et presque toutes, car il n'y a que des femmes dans le club, sont capables de réaliser de véritables petits chef-d'oeuvres. Pour preuve les centaines et les centaines d'objets vendus, représentant l'emblème de Sainte-Hélène : l'écureuil. Il a été fabriqué en porte-clés, peint sur tissus, sur verre, sur pierre, sur miroir, sur vase, etc.

Des objets personnalisés

À noter que Joëlle Allard, véritable artiste, était douée en dessin à l'école mais n'a jamais pris de cours. Le club vend pour subvenir à ses besoins, acheter du matériel pour parfaire ses connaissances, et étendre la liste d'objets déjà longue à décorer. D'ailleurs, tout le monde peut, pour une quelconque cérémonie, leur commander des objets personnalisés.La confrérie de la Frottée à l'Ail, depuis quelques années, leur demande, tous les ans, une idée de décoration à partir de l'ail, et c'est ainsi qu'une cinquantaine d'objets aux couleurs de la Frottée à l'Ail, et de Sainte-Hélène, grâce au talent des membres du club, partent en Aquitaine tous les ans.

Auteur : Bernard Duporge

Publié dans Ste Hélène

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