HOURTIN. La langue peut-elle être une barrière ?

Publié le par robert


Peter et Cynthia espèrent emménager bientôt. (PHOTO R. B.)
Peter et Cynthia espèrent emménager bientôt. (PHOTO R. B.)

Suite à une erreur technique ayant profondément dénaturé le sens de l'article « Amoureux de la France malgré tout », publié dans notre édition d'hier, page 18, « Sud Ouest » souhaite porter à la connaissance de ses lecteurs le contenu « in extenso » du texte signé de notre correspondant hourtinais, texte qui ne visait qu'à mettre en exergue les difficultés liées à « la barrière de la langue ».

« Peter et Cynthia, sujets de sa très gracieuse Majesté, avaient déjà franchi le Channel pour s'installer quelque part en Dordogne et y commencer une heureuse retraite... Jusqu'au jour où, à l'occasion d'une balade en Médoc, ils éprouvèrent le coup de foudre pour Hourtin et se mirent en quête d'une maison à acheter !

Encore trop peu familiarisés avec la langue de Molière, ils eurent la chance (supposée !) de faire la connaissance d'un compatriote, via Internet, qui accepta de s'entremettre, tout en leur conseillant plutôt de faire construire. Il leur trouva d'abord un terrain sans problème (par hasard, il en avait justement un à vendre !) et leur recommanda un constructeur de maisons, s'offrant même « comme assistant de projet » à servir d'interprète et d'intermédiaire avec le constructeur contre une modique rétribution.

Le problème, pour Peter et Cynthia, c'était en effet que le constructeur offrait bien un portail Internet en langue anglaise, mais qu'au-delà, il leur était impossible de trouver localement un interlocuteur de la société pratiquant la langue de Shakespeare. Gênant, en effet, quand on sait que faire construire une maison relève souvent du parcours du combattant et que décrypter un contrat, et ses codicilles en tout petits caractères, suppose une connaissance fine de la langue ! À plus forte raison lorsque l'on souhaite faire apporter quelques retouches au plan de base !

Mauvaise communication

Les premières étapes se déroulèrent pourtant d'heureuse façon. Permis de construire obtenu en avril, début des travaux en mai... Un premier étonnement pourtant avec la « relâche » de juillet et août, nos Anglais, qui vivent en location, n'étant en effet pas encore au courant de tous nos « particularismes » nationaux et voyant approcher octobre, terme promis pour la livraison de leur maison.

Et effectivement, avec la chute des feuilles commence aussi la cascade des mauvaises surprises ! Peter et Cynthia s'aperçoivent que nombre d'options, qu'ils croyaient avoir compris « faire partie du devis », figuraient en réalité dans la colonne des plus-values.

Heureusement pour eux qu'un voisin, aussi sympathique que dévoué, (et parlant anglais !) va prendre, bénévolement, le relais de « l'assistant de projet », leur traduire le contrat et les conseiller dans les dernières négociations avec l'entreprise de construction.

Mais le temps passe... En janvier, Peter et Cynthia n'ont toujours pas pu prendre possession de leur maison et ont dû prolonger leur location. Quant à la facture, elle dépasse aujourd'hui de près de 40 % le montant du devis !

Le plus fort dans l'histoire est qu'ils n'ont rien à reprocher aux artisans et ouvriers de l'entreprise. Par contre, ils regrettent une communication vraiment défaillante entre le commercial (prêt, mais seulement verbalement, à toutes les concessions pour vendre !), le conducteur de travaux (ne voulant ou ne pouvant prendre en compte les promesses faites) et le client...

Mais Peter et Cynthia ne sont pas découragés pour autant ! Et ils sont même plus que jamais décidés à poursuivre leur retraite et réussir leur intégration à Hourtin... ! »

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