La date de fermeture de chasse à l'oie contestée

Publié le par robert


Gabriel Henock : « Certains députés ont une méconnaissance totale de la chasse aux gibiers d'eau ». (photo J. lestage)
Gabriel Henock : « Certains députés ont une méconnaissance totale de la chasse aux gibiers d'eau ». (photo J. lestage)

En 2008, les chasseurs aux gibiers d'eau ont pu tirer les oies jusqu'au 10 février. Pour 2009, la date de fermeture, qui vient d'être communiquée par le ministère de l'Écologie, a été fixée au 1er février. Dix jours de chasse en moins est une décision que les chasseurs aux gibiers d'eau ont bien du mal à accepter. Depuis hier, les réactions fusent. Dans le Médoc, les tonnes sont en ébullition. Les sauvaginiers n'ont pas l'intention de rester les bras croisés. Le gouvernement est dans la ligne de mire...

Le message politique

En réaction, Gabriel Henocq, représentant de l'Aselmm 33, de l'Encoeur, et secrétaire adjoint de l'ANCGE (1), promet une mobilisation pour les élections européennes, et un mot d'ordre, au milieu de la chasse, de sanction au gouvernement. Pour lui, les promesses n'ont pas été tenues. Il reproche notamment au député UMP Jérôme Bignon, président du groupe chasse à l'Assemblée nationale, « de ne jamais réunir son groupe chasse », et « de ne pas l'avoir briffé sur les demandes explicites des dates de fermeture ».

Le patron des sauvaginiers, qui parle « d'un cadeau inadmissible aux anti-chasse », espérait que l'accord ÆWA (African Eurasian Waterbird Agreement) ratifié par les pays européens, et qui permet de chasser des espèces en bon état de conservation durant le mois de février, servirait de modèle. Visiblement, ce qui était une promesse, n'a pas été tenue. Et provoque aujourd'hui cette colère.

Le communiqué CPNT titré « Borloo fait du Voynet et fait campagne pour les écolos aux prochaines élections européennes » est tout aussi radical. Edie Puyjalon, le secrétaire général de CPNT, relaye que « de nombreuses études scientifiques prouvent que les espèces chassables se portent bien et son en augmentation ». Ce qui serait le cas des oies.

Les autres dates

Si les dates de fermeture pour les oies sont à l'origine d'un fort mécontentement, l'amélioration d'une décade pour les canards (sauf colvert) et d'une semaine pour la chasse des limicoles est constatée. Mais cette « amélioration » ne rattrape pas la date de fermeture des oies considérée comme une « aberration » pour certains, et une « trahison » pour d'autres. Du coup, l'hiver promet d'être animé dans les tonnes médocaines.

(1) Aselmm : Association des sauvaginiers des étangs, lacs et marais médocains. ANCGE : Association nationale des chasseurs de gibier d'eau. Encoeur : Entente nationale des chasseurs d'oiseaux d'eau en révolte.

Auteur : Julien Lestage

Réaction d'Henri Sabarot

Président de la fédération des chasseurs de la Gironde : « Cette année, les anti-chasse ont menacé d'attaquer l'arrêté de fermeture de la chasse aux oies. Le gouvernement a préféré jouer la sécurité. Les seules études que nous avons précisent le retour des oies avant le mois de février. Nous allons engager très rapidement de nouvelles études avec les techniciens et les scientifiques. Nous savons que les oies sont en bon état de conservation. Celles que nous voyons passer aujourd'hui arrivent très probablement d'Espagne. Cet arrêté est une déception. Je comprends la colère des sauvaginiers. Mais nous allons nous remettre au travail. Ils ne faut pas se se démoraliser. »

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