Premier bilan au lendemain de la tempête Klaus

Publié le par robert


DÉGÂTS. Le sous-préfet a réuni l'ensemble des maires. Des communes restent isolées

Hier, la commune du Temple a géré seule l'après tempête. Réunion de crise, autour de Jean-Luc Pallin, le maire. (photo J. L.)
Hier, la commune du Temple a géré seule l'après tempête. Réunion de crise, autour de Jean-Luc Pallin, le maire. (photo J. L.)

Hier après-midi, la situation était encore particulièrement difficile sur la presqu'île. À l'occasion d'une réunion organisée par le sous-préfet Olivier Delcayrou, les maires réunis à Lesparre ont pu faire un premier bilan avec les services de l'État.

Le sud, le plus touché

Ce sont les communes du sud Médoc qui ont été plus touchées par le coup de vent de samedi. Et en particulier trois d'entre elles. Le Porge, Le Temple, et Saumos. Géographiquement, elles étaient les plus proches de la queue de la tempête hivernale Klaus. L'état de leur massif forestier témoigne de la violence des rafales. Les vents ont même couché de très jeunes plantations. Si un état des lieux complet ne peut être réalisé avant plusieurs jours, le représentant de l'État, qui a survolé cette zone en hélicoptère, a pu observer que la forêt était très sévèrement atteinte. La comparaison avec 1999 ne semble pas exagérée.

Courant et communication

Au niveau des dégâts matériels, d'une commune à une autre, les témoignages des maires font apparaître des situations contrastées. Mais dans l'ensemble, sinon des toitures et des chaussées abîmées, les équipements et les habitations ont plutôt bien résisté. Ce qui a posé problème, c'est l'absence d'électricité et de téléphone. En clair, plus moyen de s'éclairer, de se chauffer, de faire fonctionner sa maison, et puis de communiquer avec l'extérieur.

Une situation qui aura même privé la sous-préfecture de tout échange avec certaines communes entre samedi et lundi. La gendarmerie étant obligée, avec ses effectifs, d'aller à la rencontre des élus pour rassurer et récupérer au passage des messages.

Hier après-midi, environ vingt communes étaient privées de courant. Une dizaine étaient partiellement alimentées. Les autres ne déclaraient pas de difficultés. En ce qui concerne le téléphone, peu de villages pouvaient revendiquer le fonctionnement d'une ligne fixe ce week-end. Quand au réseau de téléphonie mobile, son fonctionnement était proche du néant.

L'état du réseau électrique

Samedi, comme la forêt, le réseau électrique a pris une claque. Invité par la sous-préfet à la réunion de bilan avec les maires, Yves Martinez, un représentant d'ERDF (Électricité réseau distribution de France), a expliqué que « cinq postes sources ont été abîmés ». Au final, des lignes à haute tension qui devaient être réparées avant qu'il puisse être envisagé d'aller intervenir sur le reste du réseau.

Selon le cadre d'ERDF, tout le territoire devrait retrouver la « lumière » avant la fin de la semaine. Mais quelques cas isolés ne sont pas à exclure. Il faudra alors, pour les foyers concernés, s'armer de patience. Ce qui semble certain, c'est que le retour à la normale sera beaucoup moins long qu'en 1999.

De cette nouvelle tempête et ses conséquences sur ce chapitre du réseau électrique, une leçon est à retenir. Dans un territoire forestier et rural, l'enfouissement des lignes est la seule solution pour déjouer l'accident climatique. L'accélération du chantier, déjà engagé, devient une priorité.

Maisons de retraite

Dans ce bilan d'après tempête, la situation des maisons de retraite en situation de crise a provoqué quelques interrogations. « Après 1999, il me semble qu'un dispositif décidé par l'État prévoyait que toutes les structures soient équipées de groupes électrogènes. Et ce n'est pas le cas ! » a fait remarquer un représentant de la polyclinique de Lesparre, dont les services ont été sollicités pour accueillir des personnes fragilisées.

Sur le même sujet, Jean-Brice Henry, le maire de Gaillan, a aussi fait part de son incompréhension. Dans les prochains jours, une réunion devrait être organisée pour revoir cette « copie » devenue sensible.

Auteur : julien lestage
j.lestage@sudouest.com

Publié dans Le Médoc

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