Les maires font leur autocritique

Publié le par robert



Généralement salués pour leur gestion de la tempête, ils signalent ce qui n'a pas fonctio


C'est le maire de Moulis-en-Médoc, Christian Lagarde, qui a ouvert le bal. Bien conscient qu'il n'était pas productif de rappeler le rôle qu'avait joué les premiers magistrats des communes sinistrées lors de la gestion des dégâts de la tempête, il a choisi de mettre le doigt où ça fait mal. Et les autres lui ont emboîté le pas. « J'ai été choqué de ne pas avoir pu trouver de groupes électrogènes disponibles, et d'apprendre ensuite qu'il y en avait deux ou trois qui ne servaient pas dans les communes voisines... » Problème de communication.

Le maire de Saint-Germain-d'Esteuil, Jean-Jacques Corsan, a quant à lui considéré que toutes les leçons de 1999 n'avaient pas été tirées. « Sur le problème de l'eau, il faut que les syndicats s'équipent de groupes électrogènes. J'ai aussi été très surpris des carences des maisons de retraites ! »

Lister les personnes fragiles

Jacques Durieux, l'élu de Bégadan, était du même avis : « Tout n'a pas été retenu. Il faut impérativement rédiger des plans communaux de sauvegarde, pour répertorier les personnes fragiles ou isolées. Moi, je m'y mets dès ce soir ! »

Le maire de Lesparre, Bernard Guiraud, s'est montré plus positif. « J'ai l'impression que nous avions moins de groupes électrogènes disponibles qu'en 1999. D'un autre côté, les services publics ont mieux fonctionné. Le Conseil général, les pompiers, les gendarmes, je leur tire mon chapeau. Pour ERDF, je trouve que le principal problème aura été de nous envoyer un délégué qui ne connaissait même pas la région. »

Auteur : A. B.

Publié dans la démocratie

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