L'érosion gagne du terrain

Publié le par robert

APRÈS-TEMPÊTE. Des vents violents, un fort coefficient de marée, et des grosses vagues, ont accentué le phénomène d'érosion. La côte océane et l'estuaire sont touchés

Hier
Hier, en fin de journée, de nombreux riverains sont venus voir la plage de l'Amélie()

Quinze jours seulement après Klaus et ses ravages dans la forêt, c'est au tour de la côte océane et de la zone estuarienne de subir les effets dévastateurs d'une nouvelle tempête.

Dans la nuit de lundi à mardi, Quinten, des vents de plus de 100 km/h, associée à un gros coefficient de marée, a provoqué une forte érosion sur les plages

du Médoc, et n'a pas épargné non plus les digues qui protègent les terres le long de l'estuaire.

Après deux épisodes climatiques particulièrement difficiles, c'est la fragilité de la presqu'île, entourée par les eaux, qui s'impose dans un premier temps. Les images témoignent.

L'estuaire déborde

Tout au long de la journée de mardi, Olivier Delcayrou, le sous-préfet de Lesparre, a accompagné les élus sur le terrain.

À Saint-Vivien-de-Médoc, côté estuaire, l'eau est passée au-dessus des digues. Certaines ont été endommagées.

À Valeyrac, même problème. Il ressort de constats réalisés sur zone, que d'importants travaux seront nécessaires pour sécuriser des ouvrages qui protègent des terres cultivées, des petits ports, mais aussi, plus en profondeur dans le territoire, des habitations. Sur les plages

du nord Médoc, à Soulac notamment, le « spectacle » donné par la nature impressionne.

L'océan progresse

À l'Amélie, la maison d'un particulier, en haut de dune, menace de plonger dans les premières vagues qui viennent lécher la plage.

Un peu plus loin, c'est un camping qui tombe en lambeaux, dans l'écume. Les mobil-homes sont à moins de cinq mètres

du pied de la dune. Lequel s'effrite à vitesse grand V. Quant à l'emplacement du poste de secours de la plage sud de Soulac, il a été avalé par les flots. Sur la plage centrale de cette même station balnéaire, c'est une marche qui apparaît. À 400 mètres de là, une résidence, encore protégée par le cordon dunaire, s'offre une vue océane qui donne à réfléchir...

Xavier Pintat, le sénateur-maire de la commune, après un état des lieux réalisé avec le sous-préfet, s'est voulu rassurant sur la situation observée. Il relève que les digues anti-érosion sont efficaces. Mais ne cache pas qu'il faudra les renforcer.

En tout cas, pas avant deux ans sur son secteur. D'autres travaux sont d'abord prévus à Vendays-Montalivet. Car c'est la communauté de communes qui prend en charge ce dossier. À l'attention des élus, le représentant de l'État a indiqué qu'un Groupement d'intérêt public littoral allait redémarrer. Et qu'une assistance et des études sur le thème de l'érosion seront à disposition.

Auteur : julien lestage
j.lestage@sudouest.com

Publié dans L'océan

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COCO 13/02/2009 22:17

On ne pleurera pas sur le sort des mobile home qui n'auraient jamais dû avoir l'autorisation d'être implantés la où ils sont. A l'Amélie, on ne connait pas la loi littoral. Des constructions ont également été édifiées dans la bande des 100 m