Du laisser-aller dans les bacs aux emballages recyclables

Publié le par robert

SMICOTOM. Les personnels en charge du tri des bacs jaunes sont confrontés à un relâchement des utilisateurs

Sur la table de tri, les agents trouvent parfois des seringues et autres déchets sensibles. (photo J. L.)
Sur la table de tri, les agents trouvent parfois des seringues et autres déchets sensibles. (photo J. L.)

Des seringues, des couches pour enfants, des serviettes hygiéniques, des excréments de chiens dans des poches en plastique, et des animaux morts. Un jour, raconte une employée, « on a même vu passer une tête de sanglier ! ».

Un tri approximatif

Dans les bacs jaunes, bacs destinés aux emballages recyclables, et déversés en bout de chaîne sur un tapis roulant pour un dernier contrôle avant expédition vers les recycleurs, c'est parfois ce que les agents du Syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères (Smicotom) retrouvent...

Cécile, la chef de cabine de cette unité, ne cache pas son mécontentement. « Les gens ne se rendent pas compte. Tous les jours, manuellement, il y a des équipes qui travaillent, qui sont exposées. Il y a un effort à faire sur le tri. C'est un minimum que l'on demande pour que notre boulot soit le moins désagréable possible. » Katia, sa jeune collègue, acquiesce.

À Saint-Laurent-Médoc, où siège ce syndicat mixte, ils sont dix à assurer cette mission.

Depuis la tempête

Florent Lapeyre, chef de projet, et chargé de communication au Smicotom, poursuit : « En 2008, on a évalué un taux de refus du tri de 22 %. Depuis le début de l'année, nous en sommes à plus de 25 %. Il s'est dégradé de façon significative ces dernières semaines. Et notamment depuis la tempête. On a retrouvé le contenu des congélateurs dans les bacs jaunes ! Au final, on alourdit le fonctionnement, alors que la structure pourrait optimiser toutes les étapes, et faire des économies. » Le cadre ne rappelle qu'une évidence. C'est bien le contribuable, en bout de chaîne, qui est pénalisé en payant sa taxe.

Un effort de communication

Pour davantage sensibiliser le public, les services du Smicotom vont engager une action de communication et de contrôles. L'opération se déroulera au printemps prochain. « Au mois d'avril, nous avons prévu d'aller sur le terrain, et de passer avant les bennes pour vérifier le contenu des bacs. Il ne s'agit pas de faire la police, mais d'expliquer. On s'aperçoit que les gens veulent que l'on précise de plus en plus l'information.

Sur le registre des mauvais élèves du tri, trois communes devraient faire l'objet d'une attention particulière. Lacanau, Lesparre et Pauillac peuvent mieux faire.

Auteur : julien lestage
j.lestage@sudouest.com

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