Quand les routes permettent un développement durable

Publié le par robert

ÉQUIPEMENT. Le Centre routier départemental utilise une technique innovante
Olivier Courbin dirige le CRD de Saint-Laurent. (photo a. E.)
Olivier Courbin dirige le CRD de Saint-Laurent. (photo a. E.)

Avant la réforme de 2006, la DDE en Médoc, comprenait trois subdivisions (Lesparre, Saint-Laurent et Castelnau).

Ses missions étaient diverses : entretien et exploitation des routes départementales, urbanisme, avec un effectif de 90 agents environ.

Olivier Courbin, ingénieur diplômé de l'École nationale des travaux publics de l'État, originaire d'Eysines et après plusieurs affectations, dirige le Centre routier départemental (CRD) de Saint-Laurent.

Transféré à la compétence du Conseil général depuis 2006, le CRD en Médoc occupe les bâtiments administratifs de la route du Puy et dirige trois centres d'exploitation à Lesparre, Castelnau et Saint-Laurent.

Efficacité non médiatisée

Ses missions concernent uniquement les routes départementales c'est-à-dire l'ensemble des routes de la presqu'île, la RN 215 étant devenue la RD 1 215. Entretien et exploitation d'un linéaire important, 1 000 kilomètres environ, gestion du domaine public, investissements sont assurés par 67 agents dépendant tous du Conseil général. Précisons que l'urbanisme est assuré par le service compétent installé à Lesparre.

Olivier Courbin tient à souligner « la compétence, le dévouement et le sens du service public de ses agents, que l'on a pu mesurer lors de la dernière tempête : le samedi soir toutes les routes étaient dégagées, permettant l'intervention d'autres services plus médiatisés que le nôtre ». Il indique la difficulté liée à l'étendue du territoire : patrouilles de surveillance, vérification du bon état des routes, responsabilité de l'exploitation et entretien des routes : on est bien loin de l'image des agents de la DDE d'autrefois.

Des matériaux économiques

L'année 2008 fut une année d'intense activité tant en entretien et rénovation qu'en restructuration. La RD 5 (Saumos, Le Temple, Blagon) notamment a fait l'objet, sur trente kilomètres, d'une réhabilitation selon un procédé nouveau.

Le matériau constituant la route est extrait, sur une épaisseur de dix centimètres environ, broyé avec un liant puis remis en place. La rénovation est complétée par un revêtement de quatre centimètres.

Olivier Courbin précise que cette technique nécessite le matériel adapté que possède la CDR Médoc : « 40 000 tonnes de matériaux ont ainsi été retraitées, évitant le recours au transport, qui aurait nécessité 1 600 semi-remorques. »

Pas de stockage, pérennité de la dalle ainsi réalisée, économie financière substantielle (environ 15 %) : cette action innovante s'inscrit dans le développement durable et la protection environnementale développée par le Conseil général de la Gironde.

Projets pour l'année à venir

Pour 2009, plusieurs gros chantiers seront mis en route, autant que faire se peut selon cette technique ; il faut, en effet, que la route ancienne puisse fournir la quantité de matériau nécessaire, ce qui n'est pas toujours le cas.

Citons la déviation courte de Maubuisson (avec écran acoustique), le giratoire de Lacanau, la RD 107 (Souges Le Temple) et la restauration de la RD 1 215 entre Saint-Laurent et le Verdon dont le premier tronçon (qui évite les zones habitées), de la sortie nord de Saint-Laurent jusqu'à la quatre voies de Lesparre, est programmé.

Auteur : Alain Eckert

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