Gironde Vigilante : le procès fantôme !

Publié le par robert

C’est avec une grande déception et beaucoup d’amertume que nous apprenons le renvoi, pour la 3e fois, du procès de notre Président, pour diffamation envers le SDIS 33 (Service Départemental d’Incendie et de Secours de la Gironde).

 

Les motifs invoqués par le parquet et le Président du tribunal sont tout d’abord des nullités de procédure et ensuite la volonté de la justice de juger la totalité des mis en examen dans cette affaire.

 

Le bureau de Gironde Vigilante dénonce ces renvois successifs qui mettent en exergue d’une part la peur du SDIS d’avoir à reconnaître publiquement que notre association a totalement raison quant aux dysfonctionnements dus à la réorganisation des services de secours, et d’autre part, la crainte des pouvoirs publics, face à la réaction des adhérents de gironde Vigilante, des usagers des services publics et des élus, tous conscients du scandale de l’état actuel des secours des biens et des personnes en milieu rural.

 

Nous avons besoin de ce procès pour exprimer notre opinion et réaffirmer haut et fort notre volonté de voir supprimer cette dérive des secours en ruralité, qui a pour conséquence de créer une sécurité à deux vitesses, l’une rapide et normale en milieu urbain et l’autre, inadaptée et dangereuse en milieu rural.

 

Il est scandaleux de lire dans la presse (Sud-Ouest du 17 février 2009, article «  le SDIS en surchauffe ») les propos tenus par le responsable du SDIS 33, le colonel Jean-Paul Decellière, sous-couvert de son Président, Alain David, qui prétend, je cite : « peut-on imposer des permanences de professionnels quand il y a une intervention toutes les 3 ou 4 nuits ? » Ces messieurs ignorent les habitants des zones rurales ; les considéreraient t-ils comme des citoyens de seconde zone, ou pire encore, comme des sous-citoyens et savent t-ils qu’ils paient pourtant les même impôts que les autres ? Qu’ils sachent que leur responsabilité est entière vis-à-vis des drames humains (les exemples ne manquent pas à GV) causés par l’absence de « prompts » secours dans certaines zones géographiques.

 

Soyons clairs, nous le répétons depuis le début de cette mauvaise réorganisation des secours en zones rurales : une caserne vide après 19h, le week-end, et les jours fériés, c'est-à-dire sans permanence de sapeurs-pompiers, qu’il s’agisse de professionnels ou de volontaires, ne peut assurer un départ immédiat, donc le délai d’intervention est allongé avec des secours opérationnels qui interviennent malheureusement avec des retards  aux conséquences quelques fois irrémédiables.

 

Non, Messieurs, ne gérez pas la sécurité comme on gère un  supermarché, seulement avec des solutions comptables, totalement déshumanisantes, la sécurité n’a pas de prix ! Vous portez l’entière responsabilité de la dégradation de nos services de secours ruraux.

 

Sachez enfin, qu’au mois de juin 2009, pour le procès de notre Président, M. Jack Costes, je vous promets, messieurs les responsables du SDIS, une mobilisation du monde rural, ou tous ensembles, les usagers des services publics, les adhérents de Gironde Vigilante et de nombreuses autres associations, les élus, les syndicats de sapeurs-pompiers, nous serons présents aux pieds des marches du tribunal correctionnel de Bordeaux pour vous crier « STOP, arrêtez de brader la sécurité des biens et des personnes en zone rurale ».

 

Pour le bureau, le secrétaire

 

Jean-Francis Séguy

Publié dans La sécurité

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