Le dégroupage sauvage continue

Publié le par robert


Agnès Jeanjean espère qu'une solution soit trouvée rapidement. (PHOTO V .B.)
Agnès Jeanjean espère qu'une solution soit trouvée rapidement. (PHOTO V .B.)

Après avoir publié dans nos colonnes (le samedi 17 février) les embrouilles d'Alexandra LeGouguec avec France Télécom à Lesparre, aujourd'hui c'est Agnès Jeanjean, de l'entreprise d'électricité générale canaulaise Jeanjean, qui se retrouve dans une situation semblable, voir pire.

Les premiers soucis ont commencé début décembre quand la commerçante constate, en arrivant dans son magasin, de ne plus avoir de téléphone ni d'internet. Elle contacte France Télécom qui lui explique qu'elle est victime d'un écrasement de ligne, suite à une procédure de dégroupage d'un autre opérateur, en l'occurrence SFR. France Télécom s'engage à lui reconstruire la ligne dans les quarante-huit heures et le problème est résolu.

Stupéfaction

Fin janvier, la fameuse tempête Klaus fait ses ravages mais à peine quelques jours après le rétablissement des lignes téléphoniques sur la commune, l'entreprise Jeanjean se retrouve à nouveau sans téléphone. Agnès recontacte France Télécom qui lui informe que c'est elle qui « a demandé un dégroupage ». Stupéfaction de la part de la commerçante qui n'a « jamais rien demandé », en affirmant que cela fait quarante ans que l'entreprise familiale a le même numéro de téléphone sans changer quoi que ce soit. Histoire de ne pas embrouiller la clientèle. L'opérateur historique va à nouveau lui reconstruire la ligne, reconstruction accompagnée d'une facture de 46 euros HT.

Mais l'affaire ne se termine pas là, car vendredi dernier, Agnès constate qu'elle ne dispose plus d'Internet, une panne qu'elle signale aussitôt à France Télécom. Et l'opérateur historique de lui annoncer : « Vous êtes en dégroupage ». Baladée d'un service à l'autre, la commerçante n'arrive pas à se faire comprendre et, le lundi matin, elle n'a même plus le téléphone. C'en est trop pour cette Canaulaise qui décide alors de porter plainte à la gendarmerie. Mais rien ne bouge, aucune nouvelle de la part de France Télécom qui avait pourtant promis de la recontacter.

Recours à un huissier

Ce qu'Agnès a appris entre-temps, c'est que son numéro de téléphone figure sur les factures d'un autre Canaulais. Un numéro que ce dernier n'utilise pas et qui ne fonctionne pas chez lui. Par contre, c'est bien lui qui avait demandé le dégroupage auprès de SFR pour bénéficier d'un forfait ADSL qui ne fonctionne pas non plus.

Ne sachant plus quoi faire pour se faire comprendre et quoi répondre à ses clients qui n'arrivent plus à joindre l'entreprise, Agnès Jeanjean a décidé de prendre un huissier pour faire constater l'affaire. En espérant que cela fera « bouger les choses » et qu'une solution soit trouvée rapidement.

En attendant, les clients commencent à passer au magasin, faute de pouvoir téléphoner. Mais avec ces dégroupages sauvages à répétition, chacun peut se poser la question : « À qui le tour » ?

A

Publié dans La ville

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article