Organiser la gestion de l'eau, un impératif

Publié le par robert


Les prés salés d'Arès-Lège sont les plus vastes d'Aquitaine. (PHOTO J.-P. D. )
Les prés salés d'Arès-Lège sont les plus vastes d'Aquitaine. (PHOTO J.-P. D. )

Une trentaine de personnes seulement étaient présentes, mercredi, à la soirée intitulée « D'amont en aval, des lacs médocains ».

Mais les trois animateurs ont captivé leur auditoire sur le Schéma d'aménagement et de gestion des eaux (Sage), expliqué par Céline Debailleul, animatrice Sage, et le sujets des lacs médocains et des réserves naturelles, développés par Jérôme Allou, de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), et Laurène Claudel, de la Sépanso.

De l'eau pour tous

En ouverture de la soirée, un diaporama, nommé « Les lacs médocains : de l'eau pour tous », a situé d'emblée le problème.

Il s'agit de réguler la gestion de l'environnement touristique (les amateurs de voile, par exemple), de la chasse, de la pêche, de l'agriculture et de la sylviculture, pour maintenir la qualité des eaux des lacs médocains, alimentés par les crastes, partant de Carcans-Hourtin (le plus grand lac d'eau douce français), en passant par Lacanau, et dont le bassin d'Arcachon est le réceptacle. Les apports des lacs constituent 10 % du volume d'eau douce. Le bassin-versant concerne 13 communes pour 1 000 km², avec un réseau hydrographique dense et donc fragile, de près de 500 km de long. L'écoulement des eaux est régulé par cinq écluses, dont le débit est ajusté en permanence pour répondre aux besoins de tous. Deux réserves naturelles nationales sont traversées par les eaux : celle de l'étang de Cousseau, et celle des prés salés d'Arès-Lège.

La problématique est donc, aujourd'hui, d'harmoniser le développement et les activités pour garder une haute qualité du système écologique : limiter les plantes invasives, surveiller la qualité de l'eau, restaurer l'axe migrateur des civelles qui remontent du Bassin et organiser la rétention des sédiments pour éviter l'ensablement du Bassin, sont les principales actions en cours. Le Sage est l'outil, élaboré par les élus des 13 communes concernées, les représentants des usagers (pêcheurs, chasseurs, ostréiculteurs, sylviculteurs, associations écologiques) et les services de l'État (Ddass, Diren), pour gérer cet environnement fragile.

Organisation à pied d'oeuvre

Pour les prés salés d'Arès-Lège - l'une des 330 réserves naturelles françaises et la plus grande zone de prés salés d'Aquitaine -, l'application du Sage se traduit en actions bien concrètes : elles concernent la mise à jour de la signalétique, la mise du franchissement des civelles à la Machinotte, l'inventaire exhaustif de la faune (52 espèces d'oiseaux nicheurs, suivi de l'abeille des sables...) et de la flore, la réhabilitation des écluses des réservoirs à poissons pour réguler la salinité de l'eau et la régulation du baccharis, une espèce invasive qui tend à étouffer toute autre végétation et la protection de la tortue cistude dans les Abberts.

Beaucoup de travail donc, mais qui est à la mesure de l'organisation mise en place à partir de 2007.

Auteur : Jean-Philippe Descazals

Publié dans l'environnement

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