Un état des lieux des protections existantes

Publié le par robert

LACANAU. Les limites des épis et de l'enrochement qui protègent la station
Lundi matin, la pelleteuse renforce l'ouvrage de protection.( ph J. L.)
Lundi matin, la pelleteuse renforce l'ouvrage de protection.( ph J. L.)

Pour lutter contre l'érosion, Lacanau protège aujourd'hui son front de mer avec deux épis positionnés sur la plage centrale, et qui s'avancent dans l'océan. Ces ouvrages transversaux, appelés aussi digues, ont pour « mission » de retenir une partie des sédiments (le sable) transportés par les courants côtiers naturels. Sur cette zone géographique, le mouvement se fait du nord vers le sud. En résumé, le sable qui dérive serait « bloqué » et « fixé » par les digues.

En plus de ces deux épis, contre le cordon dunaire, le dispositif de lutte contre l'érosion est complété par un enrochement qui protège très directement la dune. Une sorte d'ultime rempart sur lequel les vagues viennent s'abattre à marée haute.

Une presqu'île se forme

Depuis la plage nord de Lacanau océan, le front de mer de la station balnéaire apparaît comme une presqu'île qui s'avance dans l'océan. C'est ce que les spécialistes de l'érosion, comme Jean Favennec, relèvent dans leurs rapports. Dans le même temps, au nord et au sud de la zone centrale, les dunes reculent naturellement, et la plage tend à se reconstituer, même si le solde de l'échange sédimentaire est plus pauvre. C'est le cycle général de l'érosion.

Un constat d'échec

Au final, le bilan tend à dire que les épis et l'enrochement ne sont pas si efficaces. Plus de plage à marée haute, et une station balnéaire qui voit son cordon dunaire central menacé très directement. C'est la raison pour laquelle les élus ont fait inscrire dans le schéma de cohérence territorial « un éventuel repli de l'urbanisation sur de nouveaux terrains ».

Auteur : J. L.

Publié dans L'océan

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