Les surfeurs, les ruraux et les périurbains

Publié le par robert

ANALYSE. L'étude de la DRDJS dégage trois profils
Olivier Delcayrou à l'introduction du diagnostic.( photo J. L.)
Olivier Delcayrou à l'introduction du diagnostic.( photo J. L.)

Les services de la DRDJS ont élaboré cette enquête jeunesse en travaillant sur les six Communautés de communes de la presqu'île. Ils ont ainsi relevé des zones d'influences sur les populations. Elles sont au nombre de qu atre.

De l'océane à la rurale

Il y a l'influence océane au « style de vie et pratiques liées à la période estivale. C'est la CdC Lacs Médocains et en partie celle de la Pointe du Médoc. L'influence viticole avec « les ouvriers viticoles et des familles originaires d'Afrique du Nord ». C'est la CdC Coeur du Médoc et Centre Médoc. L'influence urbaine, ce sont plutôt des communes « dortoir », avec des populations qui travaillent majoritairement sur la CUB. Des villages de la CdC Médoc Estuaire et de la Médulienne. Pour l'influence rurale, des espaces beaucoup moins peuplés, on retrouve encore La Médullienne et Médoc Estuaire.

Trois profils chez les jeunes

Les enquêteurs de la DRDJS ont relevé « une identité médocaine forte, un esprit îlien fort ». Ils ont évoqué trois profils entre ruralité et insularité : les « surfeurs », les « ruraux », les « périurbains ». Des groupes qui correspondent aux zones d'influences, et que le chef d'établissement scolaire repère dans la cour de récréation.

La mobilité psychologique

Selon l'enquête, « les jeunes n'éprouvent pas le besoin du territoire, même provisoirement », et sont influencés « par un cercle familial ultra-sédentarisé générant un manque d'ambition ». Au niveau de la scolarité, il est aussi constaté « que les demandes d'orientation des familles sont majoritairement moins ambitieuses que les orientations des conseils de classe ». Lors des débats, une mère de famille faisait remarquer que ce n'était pas le manque d'ambition qui orientait le choix des parents, mais plutôt le manque de ressources. En clair, partir étudier à Bordeaux n'est pas à la portée de toutes les bourses.

Auteur : J. L.

Publié dans Le Médoc

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