Après Klaus, des plans de bataille se mettent en place

Publié le par robert

Dans les communes et les résidences pour personnes âgées, des dispositifs sont à l'étude pour parer un nouveau coup de vent
Après 1999, la maison de retraite de Lesparre s'était équipée d'un groupe électrogène.( photo J. Lestage)
Après 1999, la maison de retraite de Lesparre s'était équipée d'un groupe électrogène.( photo J. Lestage)

Le groupe électrogène n'a pas encore été acheté, mais il figure bien dans le budget 2009. Isabelle Gilles, la directrice de la maison de retraite communale de Lacanau, confirme. Elle précise aussi que des autorisations sont encore nécessaires pour finaliser l'opération. L'acquisition de l'équipement n'est plus qu'une question de semaines.

Lors de la tempête de janvier 2009, cette structure s'était retrouvée sans électricité. Dans l'urgence, la situation avait été gérée. Demain, en cas de « coup de vent », les élus n'auront plus à courir chez le loueur. L'outil sera à disposition. Un confort non négligeable, lorsqu'un tel événement se produit.

Un message renouvelé

À l'occasion du bilan d'après-tempête, le message a été renouvelé à l'ensemble des élus et des gérants de maisons de retraite de la presqu'île. La sous-préfecture et le Conseil général s'y sont employés.

Lacanau n'était pas la seule structure dans cette situation. Macau et Gaillan ont aussi connu des problèmes.

Lors du passage de Klaus, de « bons élèves » se sont fait remarquer. C'est le cas de la maison de retraite Saint-Léonard de Lesparre. Après la tempête de 1999, la leçon avait été retenue. Josianne Fernandez, la directrice, témoigne : « Pour Klaus, tout s'est très bien passé. Nous avions notre groupe. Il a d'ailleurs permis d'accueillir des pensionnaires de la résidence pour personnes âgées qui se trouve à proximité de notre établissement ».

Un plan communal adapté

A la mairie de Lesparre justement, Stéphane Libert, le 1er adjoint, explique « qu'un plan communal de sauvegarde » est en cours d'élaboration. Il prévoit la mise en place d'une ligne téléphonique sécurisée, d'un organigramme avec ses correspondants, et puis une liste qui permet de recenser les personnes isolées où fragilisés.

A Saumos, une des communes les plus touchées par la tempête de janvier dernier, Pierre-François De Langen, 1er adjoint au maire, relève que la solidarité avait bien fonctionné. Ce qui préoccupe davantage les locaux, c'est surtout l'état de la forêt. L'élu évoque le budget. « La forêt communale a été amputée de 44 % de ses parcelles.

Ce sont des rentrées financières que nous n'avons plus ». Une difficulté qui semble difficile à anticiper pour le Médoc.

Auteur : julien Lestage
j.lestage@sudouest.com

Publié dans La sécurité

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