La vogue de l'école de surf

Publié le par robert

LITTORAL. La saison de ski terminée, les surfeurs déferlent sur les plages. Les écoles de surf débutent leur saison


Les moniteurs de surf et leurs stagiaires investissent la plage dès la fin mars, et jusqu'en novembre(Photo J. L.)
Les moniteurs de surf et leurs stagiaires investissent la plage dès la fin mars, et jusqu'en novembre(Photo J. L.)
Les moniteurs de surf et leurs stagiaires investissent la plage dès la fin mars, et jusqu'en novembre(Photo J. L.)
Les moniteurs de surf et leurs stagiaires investissent la plage dès la fin mars, et jusqu'en novembre(Photo J. L.)
Les moniteurs de surf et leurs stagiaires investissent la plage dès la fin mars, et jusqu'en novembre(Photo J. L.)
Les moniteurs de surf et leurs stagiaires investissent la plage dès la fin mars, et jusqu'en novembre(Photo J. L.)
Les moniteurs de surf et leurs stagiaires investissent la plage dès la fin mars, et jusqu'en novembre(Photo J. L.)
Les moniteurs de surf et leurs stagiaires investissent la plage dès la fin mars, et jusqu'en novembre(Photo J. L.)
Les moniteurs de surf et leurs stagiaires investissent la plage dès la fin mars, et jusqu'en novembre(Photo J. L.)
Les moniteurs de surf et leurs stagiaires investissent la plage dès la fin mars, et jusqu'en novembre(Photo J. L.)

«J'aime la sensation de se lever et de glisser sur les vagues. » Clémentine, 15 ans, a commencé le surf à l'âge de 8 ans. Elle vit à Bellefontaine, une commune située dans le département du Val-d'Oise. La pratique de son sport favori, c'est durant les vacances. Elle y pense toute l'année. À Pâques, pas question de passer à côté de l'ouverture de la saison. Malgré une eau à 12°, guidée par son moniteur de surf, les premières mousses réactivent sans tarder les sensations et le plaisir.

Du ski au surf

Comme l'adolescente, la saison de ski à peine terminée, des adeptes de la glisse venus de toute la France n'attendent pas les grandes vacances d'été pour se jeter à l'eau. Dès le début du printemps, les surfeurs sont de plus en plus nombreux à investir les plages du littoral, à peine préparées pour les recevoir.

Rebecca, 30 ans, chasseur alpin, arrive de Savoie. Depuis dix jours, son petit camion aménagé est garé sur l'un des parkings du Front de mer de Lacanau. Il donne vue sur l'océan. Tout en préparant sa planche, elle observe les vagues avec attention. « Il faut être assidu, on ne progresse pas rapidement. Mais c'est beaucoup plus accessible que la planche à voile ou le kite-surf. Déjà, vous n'avez pas tout le matériel à transporter. Il suffit juste d'une planche, et de se mettre à l'eau. La première fois, je conseille de prendre des cours. C'est même indispensable. L'océan reste dangereux. »

Les écoles mobilisées

Au Lacanau surf club (LSC), Romain Bergheaud, le directeur, a mobilisé six moniteurs pour les vacances. Ils travaillent avec toutes les tranches d'âge, et assurent plusieurs créneaux dans la journée. Le cadre observe que la demande de cours pour les 9-13 ans ne cesse d'augmenter. « Ils occupent une bonne place dans nos plannings d'été, mais depuis trois ans, les tout-petits arrivent en force pour les vacances de Pâques. » Selon le directeur, c'est un signe que le surf se démocratise.

En atteste aussi les groupes qui fréquentent cette structure ouverte onze mois sur douze. Parmi elles, on trouve le sport scolaire avec des collèges et lycées du département pour des classes de mer, le service jeunesse de la mairie, l'UCPA (Union nationale des centres sportifs de plein air), l'UGSEL (Union gymnastique et sportive de l'enseignement libre), et l'Institut des jeunes sourds de Bordeaux. Un seul partenaire potentiel fait de la résistance : ce sont les écoles primaires. Au Pays Basque, le verrou a déjà sauté depuis bien longtemps. En Gironde, le milieu du surf bataille pour débloquer le dossier. Il ne devrait pas résister.

Un marché qui pousse

Face à cette demande qui ne cesse d'augmenter, les écoles se sont multipliées sur le littoral. À Lacanau, on en recense plus de dix, quatre à Carcans-Maubuisson, trois à Hourtin. Rares sont les stations balnéaires qui n'ont pas leur école de surf, et qui ne connaissent pas une évolution de la fréquentation.

Selon Michel Pellegrino, le référent national surf de l'UCPA, « on peut au moins en compter 200 sur toute la frange de la côte atlantique. Il y en a certainement plus. » L'UCPA, justement, s'est bien implantée en Gironde. Et tente de développer le hors saison. Michel Pellegrino confie que l'UCPA, qui a réalisé plus de trois millions d'euros de chiffre d'affaires en vendant ses stages de surf en 2008, ne parvient pas à répondre à la demande du plein été.

Beaucoup d'écoles sont dans cette situation, et recherchent activement des moniteurs pour faire face. Il y a pénurie de « blousons rouges ». Dans le milieu, certains regrettent que les moniteurs stagiaires ne puissent être rémunérés, comme cela se pratique au ski. Romain Bergheaud du LSC fait remarquer que la formation coûte 8 000 euros. Un investissement que beaucoup de jeunes ne peuvent se permettre, surtout pour deux mois de saison.

Un style de vie

Si le surf est devenu un marché, son caractère saisonnier fixe une limite à sa progression. Pierre Lagarde, 41 ans, a ouvert son école Surfing Médoc, à Hourtin, en 2006. Il débute sa quatrième saison avec son associé Christian Marboeuf.

« Nous nous sommes montés en société. Aujourd'hui, une fois les charges de l'entreprise payées, on se sort chacun un salaire de 500 euros par mois à l'année. Mon épouse travaille. L'hiver, je m'occupe de ma famille. Je veille les inscriptions sur Internet. Je prépare mon école, et j'en profite pour aller surfer. Par le passé, j'étais chef de rayon dans une grande surface, puis responsable d'un pôle jeunesse dans une commune avec un emploi aidé. Aujourd'hui, j'ai mon entreprise. Et je vis de ma passion. À terme, on espère faire travailler un autre moniteur. Notre progression est encourageante. Je ne pouvais pas rêver mieux. »

Auteur : Julien lestage
j.lestage@sudouest.com

Publié dans La gliss - le surf

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marie-pierre 22/02/2010 15:37


Bonjour, je me permet de vous contacter car je suis à la recherhce d'une photo sympa sur le surf à Lacanau pour illustrer la région dans un site internet d'un gîte (sur Blaye) que je suis en train
de monter. Serait-il possible dans ce cadre là de vous emprunter gracieusement l'une des votres qui me plaisent beaucoup.
Merci par avance de votre réponse,
cordialement
Marie-pierre