Défendre le patrimoine naturel et urbain

Publié le par robert

Le recul du trait de côte est un problème qui devrait conditionner l'avenir de la station(. PHOTO IMG)
Le recul du trait de côte est un problème qui devrait conditionner l'avenir de la station(. PHOTO IMG)

L'assemblée générale de l'association Vivre à Soulac s'est tenue sous la présidence de son fondateur, Hervé Pelletier. Elle a confirmé ses objectifs de défense du patrimoine naturel et urbain de Soulac ainsi que du caractère familial de son cadre de vie et passé au crible les actions et projets municipaux. Distribution de bons et de mauvais points.

Le 4 juillet dernier, l'association avait organisé une journée d'information sur l'érosion marine. Les tempêtes Klaus et Quinten ont confirmé que le recul du trait de côte apparaît comme un problème central qui devrait conditionner l'avenir de la station. Vivre à Soulac demande donc que soit instituée, à partir du bord de mer, une zone de précaution où seraient appliquées les règles d'inconstructibilité prévues dans la zone rouge du PPRL.

En pratique, elle pourrait suivre une ligne partant du Palais des congrès, suivant la rue des Dunes, le boulevard d'Ospedaletti, le boulevard de l'Amélie, la RD 101 et la passe de la Négade jusqu'à la limite de la commune de Grayan.

Travaux de protection

L'association juge encore que les travaux de protection contre la mer le long du rivage de la commune sont de nature à aggraver les phénomènes de déstabilisation des plages sud, devant le VVF ou Le Signal et considère qu'ils n'ont pas pour but de protéger des zones urbanisées ou de répondre à une situation d'urgence. Entre La Négade et Les Arros, les techniques employées pour lutter contre l'érosion marine (points durs parallèles au rivage) sont contestées.

Vivre à Soulac réclame donc un « plan communal de sauvegarde » et l'engagement d'une concertation entre l'Etat, la CdC de la Pointe du Médoc, la commune de Soulac et la population, à la lumière des données scientifiques connues et dans un cadre juridique sûr et qu'un projet de défense globale et cohérente soit soumis à enquête publique.

Être vigilant sur le PLU

En ce qui concerne l'urbanisme, il semblerait que certaines réalisations passées n'ont pas respecté la totalité des prescriptions environnementales. Le bureau de Vivre à Soulac sera dorénavant très vigilant quant au respect des dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) pour tous les nouveaux projets - y compris le futur supermarché - et au défrichement des zones à urbaniser.

En revanche, le dossier pour la réhabilitation du front de mer décroche un satisfecit. Il prévoit à ce jour un projet économe des deniers publics et respectueux de « l'esprit simple et familial » de Soulac. Pas d'empiètement sur la plage, où la place commence à être comptée. Pas de « décaissement », rénovation du muret, création de voies de circulation séparées, suppression du terre-plein central, rehaussement de la chaussée à la hauteur du trottoir, réfection de toutes les voies, préservation de la végétation existante, rénovation de l'esplanade centrale, circulation automobile à sens unique.

Projet de parc dunaire

Idem pour un projet de parc dunaire prévu au sud du front de mer, entre casino, VVF, rue des Dunes et océan. Un groupe de travail associant la municipalité, Vivre à Soulac et l'ONF sera chargé d'en étudier la création d'un site pédagogique de sensibilisation aux rôles biologique, paysager et protecteur des dunes côtières.

Ouvert à tous, donnant un sens aux dunes qui sont au coeur même de l'existence de Soulac, il a vocation à devenir une vitrine en matière de protection de l'environnement.

En conclusion, Hervé Pelletier souhaite, en outre, que soit étudiée la création d'un chemin côtier pour piétons, la circulation par le haut de plage n'étant plus possible par pleine mer pour relier la Négade, en passant par le VVF, le Crossa, l'hippodrome, les Sables d'argent, la dune du Conservatoire du littoral et l'Amélie.

Auteur : Maguy Caporal

Publié dans l'environnement

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