LACANAU. Des brins de muguet strictement « encadrés »

Publié le par robert

(photo v. b. )
(photo v. b. )

À l'approche du 1er mai, les fleuristes commencent à préparer la vente du traditionnel muguet. Et comme chaque année, ils ne seront pas les seuls à présenter ce petit brin porte-bonheur aux habitants et vacanciers, car ce jour-là, associations, syndicats, chômeurs ou enfants sont exceptionnellement autorisés à le vendre dans la rue. Une coutume contre laquelle les fleuristes ne s'opposent absolument pas, en regrettant toutefois que cette tolérance exceptionnelle se transforme parfois en concurrence déloyale par méconnaissance de la loi.

Des textes de loi

La Fédération nationale des fleuristes de France vient d'ailleurs de rappeler à ses adhérents que cette vente sur la voie publique est encadrée par des textes de loi très précis. Des textes que la Fédération aimerait bien voir respecter et qui stipulent que le particulier ne peut pas librement devenir fleuriste d'un jour, sous peine d'amende et confiscation du produit de vente. Le muguet, vendu par un particulier, doit être exclusivement sauvage et non de culture, sans racine, sans emballage ni contenant.

Il existe d'ailleurs dans beaucoup de communes, des arrêtés municipaux qui stipulent que la vente doit se faire à une distance d'au moins 40 mètres d'une entreprise fleuriste, qu'il doit y avoir ni banc, ni d'étal de présentation et qu'aucune adjonction de fleur ou de feuillage n'est autorisée. Une réglementation stricte qui a pour objectif de protéger les artisans fleuristes contre toute concurrence déloyale.

Rappelons qu'offrir du muguet est une coutume qui remonte à Charles IX, qui aurait offert des brins à ses courtisanes pour célébrer l'arrivée du printemps. Un geste qui est devenu une tradition en ce début des beaux jours pour porter bonheur à ceux ou celles qu'on aime.

Auteur : Véronique Boscher

Publié dans économie

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