Défendre les modes de pêche à pied

Publié le par robert

Michel Boigné, président de l'ACPG, entouré de Philippe Eclina et Robert Olivan, représentants de la section Lacanau. (PHOTO V. B.)
Michel Boigné, président de l'ACPG, entouré de Philippe Eclina et Robert Olivan, représentants de la section Lacanau. (PHOTO V. B.)

C'est en petit comité, mais en nombre suffisant, que l'Association des pêcheurs côtiers girondins (ACPG) a tenu son assemblée générale à la salle l'Escoure, à Lacanau-Océan.

Le but de cette jeune association, créée en février 2008, est de défendre les différents modes de pêche à pied sur la côte girondine ainsi que de préserver l'environnement lié à cette activité de loisirs. Elle compte à ce jour 415 adhérents, dont 86 pour Lacanau. Un de ses principaux objectifs est de faire augmenter les autorisations de calages de filets fixes. Un objectif qui est en bonne voie, car le nombre d'autorisations est passé de 65 en 2008 à 100 en 2009.

Aller plus loin

Pour la zone côtière canaulaise, 11 autorisations ont été attribuées sur 59 demandes. Mais l'APCG veut encore aller plus loin, estimant que dans le département des Landes, pas moins de 500 autorisations sont délivrées chaque année pour la même longueur de côte.

L'association souhaite également obtenir la possibilité pour plusieurs personnes d'êtres autorisées à pêcher sur le même filet et définir une signalisation des filets pour garantir la sécurité des utilisateurs de l'estran et de l'océan.

En outre, elle veut mettre en place un suivi de prélèvement et essayer de faire élargir la période de pêche aux filets fixes. Cette année, la Direction départementale des affaires maritimes a fixé la période de fermeture du 1er juin au 30 septembre. Pour ce qui est du surf-casting et des autres modes de pêche, la pratique est autorisée tout au long de l'année en dehors des zones réglementées.

Une réflexion

L'autre point que l'APCG souhaite améliorer concerne les accès aux lieux de pêche par le littoral et par la dune. L'association considère que, « du fait de l'inaccessibilité à la côte, liée au stationnement obligatoire au Lion et à la plage nord, seuls 28 postes de pêche sont accessibles sur les 124 postes possibles ».

Afin de trouver une solution à ce problème, l'APCG a donc déposé un dossier auprès des services concernés de la mairie ainsi que de l'ONF.

Pour terminer, Philippe Eclina, représentant de la section de Lacanau, a demandé d'entamer une réflexion sur « le devenir d'une station balnéaire en perte de plage », un problème qui concerne autant les pêcheurs que tous les autres utilisateurs de la plage.

Auteur : Véronique Boscher

Publié dans Les associations

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