Les bouchons du week-end provoquent la colère

Publié le par robert


LACANAU. Les feux du chantier du rond-point de Talaris sont à l'origine de gros embouteillages
Lundi matin, les feux ont été retrouvés au sol. La circulation était redevenue fluide. (photo J. L.)
Lundi matin, les feux ont été retrouvés au sol. La circulation était redevenue fluide. (photo J. L.)

Environ trois heures pour parcourir 44 kilomètres ! Ce week-end, de nombreux automobilistes venant de Bordeaux et de la Cub n'ont pas eu le courage d'aller jusqu'à Lacanau-océan. Certains ont fait demi-tour, d'autres ont changé leur cap pour rejoindre les stations balnéaires voisines. À l'origine de ces gros bouchons sur la RD 6, les deux feux installés aux entrées du chantier de création du rond-point de Talaris. Un aménagement qui s'intègre dans les travaux de la future déviation du bourg de Lacanau.

La colère des commerçants

« Nous avons récupéré des familles avec leurs enfants. Avec la chaleur, les gens avaient besoin de s'hydrater. Et personne ne comprenait vraiment ce qui se passait. » Karine Depierrois, propriétaire du camping de Talaris, ne décolère pas. Selon elle, les mêmes faits se sont déjà produits le week-end dernier. Elle regrette que l'on ait laissé la situation se reproduire. Ce qu'elle considère être un manque de respect du public.

Daniel Darsonville, le président de l'Association pour le développement économique canaulais (Adec), confie avoir reçu de nombreux messages de mécontentement des commerçants. « La période est déjà suffisamment compliquée sur le plan économique. La station n'a vraiment pas besoin de se retrouver dans une telle situation. J'ai fait passer le message au maire », résume le président.

Des travaux jusqu'à fin juin

Jean-Michel David, le maire, assure avoir fait le maximum, mais sans succès. « La DDE a fait signer un arrêté préfectoral, qui prévoit l'installation des feux pour réguler la circulation sur le chantier du rond-point. Les voitures peuvent se croiser, mais il a été retenu un principe de précaution. Selon eux, le passage est délicat à deux endroits. » Au final, l'édile assure qu'un arrêté municipal ne peut rien contre un arrêté préfectoral. L'élu informe aussi que les travaux doivent se poursuivre jusqu'à fin juin...

Une circulation retrouvée

Dimanche, après une intervention sur un accident, les pompiers ont été contraints de passer par Saumos, une commune voisine, pour rejoindre leur centre de secours. De leur côté, les gendarmes signalent avoir reçu de nombreux appels pour les prévenir des embouteillages. Lundi matin, les feux « de la discorde » ont été retrouvés au sol, plus du tout en état de fonctionnement. Visiblement, une « opération » menée par des usagers mécontents. Dans la journée, le trafic était redevenu fluide. Et force est de constater que les véhicules se croisaient sans problème.

Auteur : julien lestage
j.lestage@sudouest.com

Publié dans La sécurité

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