L'Aquitaine garde ses maîtres-nageurs

Publié le par robert

SÉCURITÉ. Le littoral aquitain comptera le même nombre de nageurs-sauveteurs civils et militaires, soit 225 personnes, cet été
(photo guillaume bonnaud)
(photo guillaume bonnaud)

Michèle Alliot-Marie a voulu anticiper les critiques. L'an dernier déjà, de nombreux élus s'étaient mobilisés contre le fait que la période de renfort de surveillance des plages soit réduite aux seuls mois de juillet et août et n'aille plus du 15 juin au 15 septembre, comme c'était le cas jusqu'alors.

La ministre de l'Intérieur qui veut recentrer les activités des forces de sécurité intérieure sur le coeur de leur métier réduit également le nombre de CRS chargés de la protection des baigneurs. Les renforts saisonniers dans les stations balnéaires constituent toujours un dispositif total de 5 000 policiers et gendarmes, mais c'est la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) qui vient renforcer les nageurs-sauveteurs.

Alexandre Gevakoff, directeur adjoint du cabinet de la ministre, et Frédéric Dupuch, conseiller sécurité, entouraient hier Gérard Gachet, porte-parole de la place Beauvau, pour livrer et commenter les chiffres des effectifs mis en place pour cette saison estivale. 600 personnes assuraient la sécurité de l'ensemble du littoral l'an dernier, il n'y en aura plus que 559 cette année. Seul le littoral aquitain garde le même nombre de nageurs-sauveteurs civils et militaires, soit 225 personnes. Sur les 80 maintenus en Gironde, il y aura 57 nageurs-sauveteurs CRS et 23 nageurs-sauveteurs brevetés SNSM. Dans les Landes, il y aura 97 NS-CRS et 11 NS- SNSM ; dans les Pyrénées-Atlantiques, 20 NS-CRS et 8 NS-SNSM.

« Il s'agit de mettre les CRS là où ils sont le plus utiles, où leur spécificité et leur compétence s'imposent », dit-on au ministère. Les CRS sont moins enthousiastes que leur ministre, car ils préfèrent passer l'été à surveiller une plage qu'à intervenir dans les banlieues. Les maires préfèrent eux aussi faire appel aux CRS qui sont payés sur le budget de l'État. « C'était une pratique installée dans le temps et qui faisait plaisir à tout le monde », reconnaît Alexandre Gevakoff.

Les nageurs imprudents qui s'égarent dans les baïnes ou présument de leurs forces seront donc confiés progressivement à des nageurs-sauveteurs civils ayant brevets et qualifications nécessaires, les CRS se consacreront à la tranquillité publique et à la lutte contre la délinquance. C'est ce qu'a expliqué Michèle Alliot-Marie aux élus du littoral. En précisant que le littoral aquitain faisait l'objet d'une attention particulière. « Compte tenu de la tempête de fin janvier qui l'a affectée et surtout de la dangerosité de ses plages, cette zone gardera le même nombre de sauveteurs que l'année dernière. »

Auteur : Régine Magné
Rédaction parisienne
r.magne@sudouest.com

Publié dans L'océan

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