La CFDT renforce son dispositif en faveur des saisonniers

Publié le par robert

TOURISME. L'Union aquitaine du syndicat s'adresse à ces travailleurs précaires

Plagiste, l'un des jobs d'été les plus courus. (photo afp)
Plagiste, l'un des jobs d'été les plus courus. (photo afp)

Pour la neuvième année consécutive, l'Union régionale CFDT d'Aquitaine lance son opération estivale en direction des travailleurs saisonniers. Une saison qui sera marquée en 2009 par la crise économique, qui n'épargne pas non plus l'activité touristique.

Selon Michel Larralde, secrétaire régional, cette activité concerne chaque année 45 000 personnes, principalement des étudiants ou des jeunes en formation, puisque 75 % des étudiants déclarent effectuer des « jobs saisonniers » dont 40 % pendant l'été.

Cette année, selon la Confédération étudiante (Cé), qui est associée à l'opération, les premières études montreraient que l'âge moyen des demandeurs d'emploi saisonnier a tendance à augmenter pour passer de 16-35 ans à 16-50 ans.

Une raison de plus, selon Michel Larralde, pour s'intéresser à cette catégorie de travailleurs précaires : trois nouvelles maisons des saisonniers vont ouvrir en Aquitaine après celle d'Arcachon, qui était déjà en service : Biarritz, Mimizan et Sarlat. Elles prendront appui sur les maisons de l'emploi déjà créées dans ces villes.

Un bus en tournée

De plus, un bus de la CFDT va faire la tournée des principales zones touristiques d'Aquitaine pour sensibiliser l'opinion et pour apporter des informations aux salariés : le 24 juillet à Sarlat, le 29 à Anglet, le 30 à Lacanau et le 31 à Arcachon. Les équipes syndicales les « informeront sur leurs droits « et des outils informatiques reliés à Internet permettront de répondre à leurs questions en direct ».

Julien Janvier, responsable bordelais à la Cé, espère qu'à cette occasion le « Livre vert » préparé par la Cé à l'intention de Martin Hirsch, haut- commissaire aux Solidarités et à la Jeunesse, pourra être mis en application au moins sur cette question des emplois saisonniers.

« Nous proposons, dit-il, que les salariés qui ont travaillé au moins 15 heures hebdomadaires, et qui ont moins de 25 ans, bénéficient d'une majoration de 50 % de leur rémunération. »

Une mesure qui pourrait coûter de 300 à 400 millions d'euros et qui permettrait d'offrir un complément de revenu à ceux qui font l'effort de travailler pour financer leurs études. Selon Julien Janvier, la réponse devrait arriver dès cette semaine.

Auteur : J.-P. D.

Publié dans économie

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