Littoral défendu en profondeur

Publié le par robert

ENVIRONNEMENT. L'Aquitaine adopte une vision plus large du développement local


Le Grand Crohot. (photo N. TUCAT)
Le Grand Crohot. (photo N. TUCAT)

Le littoral aquitain va se doter d'un plan de développement de pistes cyclables qui devrait permettre d'en construire ou d'en matérialiser 1 100 km de la pointe de Grave jusqu'à la frontière espagnole. C'est l'une des décisions marquantes prises hier par l'assemblée générale du groupement d'intérêt public (GIP) Littoral aquitain.

Un GIP qui s'est donné pour objectif d'assurer un « développement durable » à cette petite partie du territoire régional si fragile, mais encore préservée.

Cette petite structure, qui réunit sur une base volontaire le Conseil régional, les trois Conseils généraux (Gironde, Landes et Pyrénées-Atlantiques) et 12 intercommunalités, traitera notamment de la gestion du trait de côte ou encore des plans d'urbanisme.

Alain Rousset, président du GIP, expliquait à l'issue de l'assemblée générale que les façons de voir évoluent avec l'acquisition de nouvelles connaissances : « Le maire de Lacanau, qui a vu d'autres expériences en Europe, a admis qu'on ne pourrait plus défendre le trait de côte de manière "dure" et qu'il vaut mieux le faire plutôt en arrière du littoral. »

Une conception qui vaut aussi en matière d'urbanisme. La loi Littoral ne défend celui-ci que sur une profondeur de 100 m. Or, l'expérience prouve que le littoral est un ensemble plus complexe. Le GIP regroupe ainsi les communes côtières et l'ensemble de leurs groupements. Sa prochaine tâche sera d'harmoniser les schémas de cohérence territoriale de ces intercommunalités.

Publié dans L'océan

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