CARCANS. Une famille partie sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle

Publié le par robert

Pour partager les souvenirs de la famille Seurin, une exposition est visible à la Maison des arts et traditions populaires. (photo p. v.)
Pour partager les souvenirs de la famille Seurin, une exposition est visible à la Maison des arts et traditions populaires. (photo p. v.)

Gyslaine, Francis et Jean Seurin sont frères et soeur, ensemble ils ont parcouru à pied le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Partis de Soulac, à raison de 8 heures de marche quotidienne, il leur a fallu 45 jours, pour atteindre le sépulcre de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Voyage et rencontre

Durant des siècles, les marcheurs de Compostelle étaient des marcheurs de Dieu. Le chemin était une façon de faire pénitence en rémission de ses péchés. Aujourd'hui, un grand nombre de personnes qui se mettent en route pour la ville sainte, le font pour des motifs religieux, même s'il s'agit rarement de marcher pour « expier ».

Cette façon très « terrienne » et très « physique » de se rapprocher de Dieu, n'était pas seulement l'objectif que s'était fixé la famille Seurin. Leur motivation était plutôt « le goût du voyage et de la rencontre », comme le précise Francis. Néanmoins, au-delà de cette intention première, il a fallu faire face à la rudesse du voyage, marcher et encore marcher, douter, méditer, subir, et parfois pleurer. Lorsqu'on marche, raconte Jean « les idées fleurissent, des plus sérieuses aux plus légères, mais le soir il n'en reste que quelques-unes ».

Culturel et humain

Finalement, comme un grand nombre de marcheurs qu'ils ont côtoyé, et avec qui, ils ont partagé des moments d'amitié, de joie et de douleur, ils reconnaissent que « c'est un merveilleux chemin culturel et humain ».

Ils considèrent le cheminement, comme une étape dans leur vie, un moment qu'ils ont consacré à eux-mêmes pour se ressourcer dans une pause intelligente et constructive.

Leur aventure, leurs souvenirs, leurs joies, leurs souffrances, mais aussi leurs découvertes et leurs rencontres, le public pourra les vivre et les partager à la Maison des arts et traditions populaires de Maubuisson, où une exposition leur est entièrement dédiée.

Auteur : Pierre Vallade

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