Il a combattu avec la Royal Air Force

Publié le par robert

CARCANS. Raymond Pothet revient sur l'attaque de l'île d'Halifax, pendant la Seconde Guerre mondiale


Raymond Pothet, Carcanais par intermittence, est titulaire de la croix de guerre. À l'actif de l'octogénaire : 30 missions (maximum autorisé 32) de bombardement sur l'Allemagne, en particulier sur la Ruhr, au poste de mitrailleur de queue à bord d'un Halifax du groupe Guyenne.

L'un des deux seuls, avec le groupe Tunisie, à servir dans la Royal Air Force (RAF) et, confie-t-il : « Nous étions fiers de représenter la France et de combattre aux côtés des Alliés. »

Souvenirs

Parmi les missions dont Raymond Pothet garde un souvenir inou- bliable : le bombardement de la base sous-marine de l'île d'Héligoland. Cette île allemande, située en mer du Nord à 80 km environ au large des estuaires de la Verser et de l'Elbe, demeurait pour les Allemands une puissante base navale. Le 18 avril 1945, se souvient Raymond Pothet, « le Bomber Command était décidé de frapper fort et de porter un coup décisif à cette île dont la menace était non négligeable. C'est pourquoi le raid de jour que nous avons mené était composé de 961 bombardiers Halifax et Lancaster.

L'objectif étant d'arroser la surface de l'île pour détruire tous les avions au sol et neutraliser toutes puissances de feu. L'attaque devait être menée par vagues successives de 100 avions, toutes les dix minutes. Pour leur part, les Halifax français étaient engagés dans la 9e vague et leur objectif était la partie nord de l'île. »

Sous les bombes

« Notre décollage a eu lieu à 13 heures. Devant nous, une nuée de bombardiers nous traçait la route. C'était impressionnant de voir une telle armada aérienne à si basse altitude. Lorsque j'aperçus au loin l'éclatement d'une des bombes "turning point", se dessinait au-dessous de nous une terre d'où montait une épaisse fumée noire. C'était l'île d'Héligoland qui avait déjà subi l'assaut des premières vagues.

Dès que nous nous sommes trouvés au-dessus de la zone de bombardement, je m'attendais à subir des tirs mais à ma plus grande surprise, aucun coup n'apparut dans le ciel. Sans doute avait-elle été détruite par les précédentes vagues. Bilan de l'attaque : destruction de la ville et de la base sous-marine. À l'issue du largage de notre cargaison, nous avons laissé derrière nous une île dévorée de flammes. 4 h 30 plus tard, les 32 appareils de notre formation avaient regagné leur base sans dommage. Nous étions évidemment soulagés. Le stress que nous avions s'évacuait lentement mais sûrement », poursuit l'homme.

Cette mission fut la dernière. Le sergent Raymond Pothet et ses camarades ont été démobilisés à la base aérienne de Mérignac, avec leur avion, le 13 mai 1945.

Un livre intitulé « Le " L " For Love » (Andrée A. Veauvy) retrace cette épopée.

Auteur : Pierre Vallade

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jean veauvy 16/09/2009 09:03

bonjour,félicitations, il y a maintenant une salle réservée aux halifax sur la BA 106 est ce que vous avez volé avec BROHONau plaisir de pouvoir vous rencontrer aux réunions RAFA Amitié aéronautique