Pour rejoindre la station balnéaire de Lacanau, ce week-end, il fallait « deux heures de route depuis Bordeaux », compte Youssef, blasé, qui a laissé filer dans les embouteillages une grosse heure de son petit week-end canaulais. « On en a vu, c'étaient des malades, poursuit-il. Des voitures qui doublaient par la droite, par la gauche. Faut faire super gaffe ! »
Dans les bouchons, tout est permis. Sauf fumer dans la voiture de Geoffroy. Les jeunes passagers descendent donc de la voiture sur le bas-côté pour en griller une. Geoffroy : « Et là , comme par hasard, ça avance ! » Course-poursuite. Ouf, ça s'arrête un peu plus loin !
Le bon plan du jour : prendre la route du Porge. « Des embouteillages ? Pour moi, pas du tout ! Le GPS, c'est bien ! », lance cet homme pressé. à Lacanau-Bourg, ça bouchonne de partout. Entrée et sortie de ville : plusieurs kilomètres d'attente. Beaucoup trop pour Christiane, une habitante, qui allait juste faire ses courses. « Les gens ne sont pas agréables, on dirait qu'ils ne sont pas en vacances. Ils me lancent des quolibets, peste-t-elle. Genre "tu sais pas conduire". Alors je réponds ! »
Ambiance moins caniculaire dans la voiture de Cédric, qui repart aux Ulis, dans l'Essonne : « On met la clim et on chante : "Oui-Oui, je m'appelle Oui-Oui !" Des chansons d'enfants, quoi. » Il écrit des chansons pour un collectif de rap. « Les embouteillages, ça donne des idées, je peux imaginer des thèmes sur les gens qui s'énervent. » Chiche ? D'une voix grave : « Il fait très chaud, sous le soleil de Lacanau, un petit reporter vient nous interroger, nous voir dans cette galère... »
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