La reconversion de l'ex-centre de formation de la marine d'Hourtin est bloquée

Publié le par robert

Le dossier de reconversion de l'ex-CFM est bloqué par un recours déposé par Vive la Forêt. Le promoteur appelle l'association à négocier pour sortir de l'ornière.

 Les militaires ont quitté l'ancien centre de formation de marine en 2000. Depuis, il est resté à l'abandon. photo Julien Lestage

Les militaires ont quitté l'ancien centre de formation de marine en 2000. Depuis, il est resté à l'abandon. photo Julien Lestage

 

Le projet de reconversion de l'ex-centre de formation de la marine d'Hourtin fait donc l'objet d'un recours en contentieux devant le tribunal administratif de Bordeaux. Vendredi dernier, l'information a été communiquée par Christophe Birot, le maire, lors de l'inauguration de la réserve nationale des dunes et marais d'Hourtin (« Sud Ouest » du 29 mai). Et aussi à l'occasion du conseil municipal (notre journal de lundi), qui s'est déroulé le même jour. Dans la salle du conseil, l'édile a parlé d'un « très mauvais coup porté à une commune déjà sinistrée depuis la tempête de 1999 et la fermeture du Centre de formation de la marine en 2000 ». Si la démarche juridique de VLF fait l'effet d'une « bombe » dans un dossier sur lequel l'État et les élus hourtinais travaillent depuis maintenant dix ans, l'association de défense de l'environnement présidée par Dominique Gisson s'était déjà clairement positionnée sur le sujet. Sur le fond, il n'y a donc pas de réelle surprise. La raison pour laquelle, sans doute, les liens s'étaient un peu distendus entre Hourtin et VLF ces derniers mois. En effet, le dossier de l'ex-CFM allait rentrer une phase délicate. Celle du dépôt du permis d'aménager pouvant être attaqué par un recours. « Sud Ouest » revient sur les motivations de Vive la Forêt. Et livre la réaction de la société Hourtin promotion international (HPI), filiale du groupe Robelco. Le promoteur Belge de l'opération.

Défense de la loi littoral

C'est dans un article du dernier journal de l'association (n° 19) consacré à Hourtin, que VLF précise son hostilité au projet. Dans le détail, l'association indique « ne s'être à aucun moment opposée à la reconversion du CFM terre ». C'est-à-dire au permis d'aménager des bâtiments existants et à construire sur le site de l'ancienne base militaire. C'est sur la partie « nautique » que l'association exprime son opposition.

Sur ce point VLF écrit : « Ayant travaillé avec les porteurs du projet, architecte, etc. lors de réunions initiées par le précédent maire d'Hourtin (J.-J. Clavet), VLF s'est toujours positionnée contre la création d'un port ». Et de poursuivre : « Cette création de port est en contradiction à la loi littoral mais aussi à la loi sur l'eau, aux sites classés, aux zones Natura 2000, protections qui ont toutes pour objectif de limiter tout aménagement portant atteinte notamment à la qualité de l'eau, au respect de la faune, à la protection des berges, etc. ».

La raison pour laquelle, l'association, le 7 octobre 2008, lors d'une séance plénière du Schéma d'aménagement et de gestion des eaux des lacs médocains (SAGE), avait voté contre la création du port, comme la SEPANSO.

L'association fait d'ailleurs remarquer dans son journal que lors de ce vote, le président du SAGE (Henri Sabarot), qui s'était « toujours farouchement opposé à ce port, en a été un excellent défenseur ». Une remarque qui rappelle la guerre des statuts qui aura miné la CdC des Lacs Médocains durant plus de trois ans. À l'époque, le duel entre Henri Sabarot et Jean-Jacques Clavet (ancien maire d'Hourtin) faisait rage sur la presqu'île…

L'appel du promoteur

Contacté hier par « Sud Ouest », Gwenaëlle Vinter, la directrice de la société HPI, appelait Vive la Forêt au dialogue et à la négociation.

Devenu propriétaire du site, le promoteur n'a pas l'intention d'engager l'aménagement terrestre de l'ex-CFM, tant que le dossier du port ne sera pas réglé. « Rien ne sortira », a insisté Gwenaëlle Vinter.

Reste aujourd'hui à établir un contact. Et aux négociations de s'engager. Le message est lancé.

Plus de 100 millions d'euros

Le projet de reconversion de l'ancien centre de formation de la marine d'Hourtin, fermé en 2000 par l'État, comporte deux volets. Il y a toute la partie terrestre. D'anciens bâtiments militaires qui doivent être réaménagés, et d'autres détruits pour laisser place à des constructions nouvelles. Sur le « front de lac », il y a aussi le projet de halte nautique, avec la réalisation d'un port de 330 anneaux.

C'est cette partie qui achoppe entre les différents protagonistes de l'affaire. Le projet dans son ensemble, porté par le promoteur Belge Robelco pour 100 millions d'euros, annonce un pôle d'activités touristiques comprenant appartements, hôtels et résidences.

Pour la commune d'Hourtin, un retour à la vie sur ce site est devenu vital. La commune ne s'est jamais vraiment remise du départ des militaires. À l'époque, une petite ville dans le village, qui faisait vivre le commerce local, et était source de revenus pour la municipalité.

C'est un comité de pilotage, dans lequel siégeait l'Etat, collectivités et associations, qui avait sélectionné le dossier Robelco, notamment pour son caractère respectueux de l'environnemment

Publié dans Vive La Forêt

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stella 02/06/2010 19:26



c'est toujours la même chanson.;l'état ferme ses sites et ....aprés.... le grand vide .....bâtiments abandonés .devenus de squatts..masi pour la reconversion .là ça coince toujours...


En Sud Landes.... il y  a une ancienne caserne de CRS..laissée .à l'abandon c'était un ancien centre de vacances..  dans une ville balnèaire .;connue mondialement... cela va finir
prochainement en SQUATT....trés beau comme déco!!!!.