Les mauvais chiffres de la délinquance de proximité

Publié le par robert

Sur le secteur de Castelnau et de Macau, mineurs et stupéfiants posent problème
L'identification criminelle sur les petites affaires. (photo J. L.)
L'identification criminelle sur les petites affaires. (photo J. L.)

Dans le cadre de la réunion des maires, les gendarmes ont été invités à communiquer sur les bilans et à échanger avec les élus. En préambule, le capitaine Daugérias, commandant en second de la compagnie Lesparre-Médoc, a dévoilé que la courbe de la délinquance générale, après deux années de baisse, s'était stabilisée. Ce qui n'est pas le cas de la délinquance de proximité qui connaît une progression de +15 %. C'est la situation de la presqu'île au 25 novembre. Dans le débat sur la police intercommunale, le capitaine Daugérias a commenté que cette organisation pouvait être complémentaire, et permettre une collaboration utile, sans pour autant empiéter sur la mission régalienne. Un avis toujours pas partagé par Yves Lecaudey.

« On casse des voitures »

Dans la foulée de ces quelques chiffes, les responsables des brigades de Macau, Lacanau et Castelnau se sont exprimés. Le lieutenant Bedennes de Lacanau a insisté sur la nécessité de l'échange et du dialogue entre les gendarmes et les élus. Sur le secteur du lieutenant Guichene, brigade de Macau, l'augmentation de la délinquance de proximité est significative. L'officier fait état d'une consommation à la hausse de produits stupéfiants et aussi de vols. Il résume : « Pour se payer des stups, on casse des voitures. » Sur son secteur, Ludon connaît de nombreux problèmes, et Soussans pas mal d'incivilités.

à la brigade de Castelnau, l'adjudant-chef Lacour, qui remplace le lieutenant Fournier pour la réunion, précise ses effectifs. 15 militaires pour huit communes, soit quelque 16 000 à 17 000 habitants. Selon le sous-officier, Castelnau et Avensan sont les deux communes où il y a le plus de soucis. Le gendarme précise que ce sont les mineurs qui posent le plus de problèmes. Il indique que la procédure est compliquée lorsqu'ils sont en cause (80 % des cas). En comparaison à 2008, le gendarme témoigne aussi qu'il n'y a pas eu de gros problème sur son secteur.

Auteur : J. L.

Publié dans La sécurité

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Stella 06/12/2009 17:20



bonn einitiative que ces réunions.;il faudrait qu'elles  soient généralisées en Aquitaine