La fin de saison sans les MNS-CRS
SÉCURITÉ.-- Depuis le 1er septembre, la surveillance des plages est assurée par des sauveteurs civils. Elle va se prolonger jusqu'au 7 septembre. Les MNS-CRS perdent un mois de saison. Leur avenir est incertain
Il y a quelques années, certaines plages océanes du Médoc étaient surveillées jusqu'à la fin du mois de septembre. En 2001, avec l'arrivée des MNS-CRS, promesse électorale avait été faite que la saison de surveillance ne serait pas amputée. Or à Carcans et au Verdon-sur-Mer, la baignade surveillée s'est arrêtée au 31 août. À Lacanau, Le Porge, Hourtin, Naujac-sur-Mer, elle prendra fin le 7 septembre. À Soulac-sur-Mer (plages centrale et de l'Amélie) et Vendays-Montalivet, elle devrait se prolonger jusqu'au 14 septembre. Après le départ des MNS-CRS au 31 août, sur décision du ministère de l'Intérieur, ce sont des nageurs-sauveteurs civils qui vont donc finir la saison.
On notera que malgré l'existence d'un Syndicat intercommunal à vocation unique pour la surveillance des plages et des lacs du littoral girondin (Sivu), il n'y a pas de position commune des stations balnéaires pour faire face au désengagement de l'État. En clair, les maires ont décidé de se débrouiller chacun de leur côté, alors que le dossier concerne la gestion de la saison touristique.
Pas de communication. Dans un contexte délicat, la direction des MNS-CRS n'a pas souhaité communiquer le bilan de la saison sur les plages. « Ordre du ministère de l'Intérieur. Ils veulent minimiser notre rôle. Ils préparent notre départ définitif », explique un policier.
Cependant à Lacanau, sur l'ensemble des quatre postes de secours, les MNS-CRS ont procédé entre le 1er juillet et le 31 août à plus de 140 interpellations. Le plus souvent pour des affaires liées aux stupéfiants. Un chiffre en augmentation de 30 % par rapport à la saison passée. Un résultat qui aura souffert d'une certaine discrétion, dans un contexte que dénoncent nombre de sauveteurs CRS.
Sud-ouest
| :J. L. |
| |
| |
| |
On notera que malgré l'existence d'un Syndicat intercommunal à vocation unique pour la surveillance des plages et des lacs du littoral girondin (Sivu), il n'y a pas de position commune des stations balnéaires pour faire face au désengagement de l'État. En clair, les maires ont décidé de se débrouiller chacun de leur côté, alors que le dossier concerne la gestion de la saison touristique.
Pas de communication. Dans un contexte délicat, la direction des MNS-CRS n'a pas souhaité communiquer le bilan de la saison sur les plages. « Ordre du ministère de l'Intérieur. Ils veulent minimiser notre rôle. Ils préparent notre départ définitif », explique un policier.
Cependant à Lacanau, sur l'ensemble des quatre postes de secours, les MNS-CRS ont procédé entre le 1er juillet et le 31 août à plus de 140 interpellations. Le plus souvent pour des affaires liées aux stupéfiants. Un chiffre en augmentation de 30 % par rapport à la saison passée. Un résultat qui aura souffert d'une certaine discrétion, dans un contexte que dénoncent nombre de sauveteurs CRS.
Sud-ouest
Publicité