Il se noie dans l'océan
LACANAU. Un baigneur de 49 ans a péri hier au large de la plage super sud, en secteur non surveillé. Huit autres ont frôlé la mort
Il s'agit sans doute du premier noyé de la saison sur le littoral girondin. Un baigneur de 49 ans, domicilié en région toulousaine, a trouvé la mort hier après-midi au large de la plage super sud (plage du Lion), à Lacanau. L'homme a disparu dans l'océan vers 13 h 45, sous les yeux de sa femme, et en présence de leurs deux enfants. Son corps a été retrouvé par un autre baigneur peu avant 18 heures, dans le même périmètre.
Des moyens importants avaient été mis en place. L'hélicoptère de la gendarmerie avait survolé la zone. En vain. Les sapeurs-pompiers et les sauveteurs de la plage centrale s'étaient également mobilisés.
42 interventions samedi
La noyade a eu lieu dans une zone non surveillée. Il faut dire que, faute de MNS-CRS (attendus à partir du 1er juillet), seules quelques plages bénéficient d'une surveillance mise en place par les municipalités, au Cap Ferret, au Porge, à Lacanau et à Soulac.
Samedi déjà, en raison des fortes températures, il y avait beaucoup de monde sur la plage centrale de Lacanau. Les onze sauveteurs employés par la commune ont effectué pas moins de 42 interventions sur les quatre plages canaulaises. Vers 17 heures, un baigneur a été sauvé in extremis par les surfeurs, sur la plage nord. Tout au long du week-end, huit baigneurs ont été hospitalisés à la clinique d'Arès pour des noyades avancées.
Ce décès va certainement raviver la polémique autour de l'absence des MNS-CRS sur les plages, en avant saison. Il semblerait qu'un bras de fer se soit engagé depuis l'an dernier entre les municipalités du littoral girondin et l'État, qu'elles accusent de se désengager en terme de sécurité.
De leur côté, les MNS civils (non policiers) regrettent de ne pas être davantage sollicités par les communes, lesquelles entendent mettre en évidence les carences de l'État. Au final, restent des plages sans surveillance.
j.lestage@sudouest.com