Il faut tirer toutes les leçons pour l'avenir
Avoir une fonction pédagogique, tel était l'objectif de l'invitation qu'Olivier Delcayrou avait adressée aux maires des communes de la circonscription, quinze jours après le passage de la tempête Klaus. Une quarantaine de magistrats a répondu présent, ainsi que la députée Pascale Got et les représentants des principaux services de secours et de gendarmerie.
Après un agenda forcément chargé ces deux dernières semaines, les élus se sont retrouvés au Cinéma de Lesparre pour voir comment, ensemble, ils pourraient tirer les leçons de ce nouvel épisode catastrophe.
« En premier lieu, il me tient à coeur de souligner le travail des services de secours et de gendarmerie. À titre d'exemple, le Sdis a, à lui seul, effectué 6 800 interventions sur le département. »
Manque de communication
Le premier point noir que le sous-préfet a soulevé fut celui du téléphone. « Pour les opérateurs de mobiles notamment, la copie est à revoir. Pour ce qui est de l'ERDF, nous avions un correspondant, certes, mais il ne connaissait pas le terrain. » « Pourquoi, alors, ne pas prendre un correspondant de chez nous ? » soulève un élu.
Gros dégâts pour la forêt
Le second point noir souligné concerne les dégâts forestiers, plus importants qu'en 1999. « L'accès aux pistes anti-incendie a été dégagé, mais les dégâts sont importants. Un plan « Chablie 2 » (1) devra être mis en oeuvre pour le stockage, la valorisation et l'accompagnement de la filière. Des mesures fiscales sont prévues pour les entrepreneurs, ainsi que pour les communes forestières. »
Établissements sensibles
Pascale Got a elle aussi exprimé sa position sur le sujet : « Si globalement, j'ai un sentiment positif sur la gestion de cette crise, le problème principal reste celui des télécommunications. »
« Il faut également faire un effort sur les établissements publics sensibles, a par ailleurs remarqué la députée. Les maisons de retraites, par exemple, doivent impérativement être équipées d'un groupe électrogène, et en état de marche. »
Même si l'épisode de tempête semble avoir été mieux géré qu'en 1999 dans le Médoc, certains enseignements n'ont pas encore été tirés. C'est également ce qui est ressorti de la table ronde qu'Olivier Delcayrou a ensuite proposée aux maires, afin de pouvoir déterminer ce qui pourrait être amélioré pour la prochaine fois... car il y aura une prochaine fois.
(1) Le plan « Chablie 1 » de 1999 court jusqu'en 2012.