Comment les Pays-Bas luttent contre l'érosion

Publié le par robert


Pour sécuriser les zones de faible altitude ou situées en dessous du niveau de la mer

le plan Delta

Une partie du barrage de l'Escaut Oriental. (PHOTO DR)
Une partie du barrage de l'Escaut Oriental. (PHOTO DR)

Après l'inondation catastrophique de 1953, qui coûta la vie à plus de 1 800 personnes et 10 000 têtes de bétail, détruisant aussi près de 4 500 bâtiments, les Pays-Bas ont entrepris un projet ambitieux, nommé le plan Delta, afin d'éviter qu'une telle catastrophe ne se reproduise. Un projet destiné à sécuriser, lors de tempêtes violentes, les zones de faible altitude ou situées en dessous du niveau de la mer. Ce qui concerne près d'un tiers du pays.

Ils ont commencé par relever les dunes, situées le long de la côte, de plus de cinq mètres, et relier les îles de la province de Zélande par des digues et des ouvrages d'art, empêchant ainsi à la mer de pénétrer dans les terres.

Des portes à glissières

L'ouvrage le plus important est le barrage de l'Escaut oriental ou Oosterscheldekering. À la différence des autres ouvrages, il est équipé de grandes portes à glissières qui peuvent être abaissées en cas de tempête violente, éventuellement combinée à une marée d'équinoxe. Une solution complexe et coûteuse, mais qui a été choisie par respect de l'environnement et pour sauvegarder les métiers de la pêche. Une solution qui a permis aussi de garder l'Escaut oriental « ouvert » et de conserver l'entrée d'eau salée et des marées. La réalisation du plan Delta a duré une trentaine d'années.

Quant au projet des « Maillons faibles », actuellement en cours, il concerne huit zones côtières qui, en 2020, ne répondront plus aux normes de sécurité en vigueur aux Pays-Bas. Des normes très strictes qui stipulent que les digues et les dunes doivent résister à une tempête extrêmement violente, comme il n'y en a qu'une tous les 4 000 ans. Le projet prévoit de rehausser et de renforcer les digues et les dunes, ainsi que de déplacer le trait de côte, tout en essayant, par ces travaux, d'améliorer en même temps la qualité de vie et de l'environnement des sites concernés.

Auteur : V. B.

Publié dans L'océan

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