le blog?

Lacanau, le blog revient.

En principe, tout va bien.
La saison touristique vient de se terminer.
Les bilans vont se faire.

La mise en route du système U à Lacanau ville  a eu un effet dévastateur sur les autres commerces de Lacanau ville. Un ou 2 commerces vont, certainement fermés.
Les prix ont ils été "tirés" vers le bas? Ce n'est pas sur , vu les relevés et les réactions de consommateurs entendues. Les emplois crées, canaulais surtout, ce n'est pas sur aussi au final.

Certains travaux routiers ou d'aménagements viennent de se terminer définitivement ou provisoirement. Les canaulais attendent avec impatience la déviation vu les temps pour se déplacer entre la station et la ville.


A Lacanau, le blog, nous sommes soucieux dans l'expression des associations canaulaises et nous faciliterons leur expression.

Ne pas oublier de lire les journaux locaux que sont Sud-Ouest, notre quotidien  , et nos 2 hebdos que sont le Journal du Médoc et le journal des propriètaires du Médoc.

Nous sommes aussi heureux de la création de divers blogs sur Lacanau et le Médoc. Nous les avons référencé. Allez les voir .

Ce blog est une  autre façon de voir le Médoc, Lacanau et ses communes voisines.



Samedi 12 septembre 2009

ÉDUCATION. L'Inspection académique de la Gironde vient de mener une expérimentation à Lacanau. À l'ordre du jour, le feu vert pour les sorties surf

Les premières sorties devraient être autorisées à partir de septembre 2010.( photo J. L.)
Les premières sorties devraient être autorisées à partir de septembre 2010.( photo J. L.)

C'est pour bientôt. Les instituteurs qui voudront faire surfer leurs classes de CM1 et CM2 pourront s'engager dans la démarche. L'Inspection académique de la Gironde devrait valider dans les prochaines semaines les résultats d'une expérimentation réalisée sur plage centrale de Lacanau. Cette semaine, trois classes (1), des élèves âgés de 9 à 11 ans, ont suivi un stage de surf.

Sous le contrôle de Philippe Morisset, l'inspecteur de l'éducation nationale en charge du Médoc et de Philippe Soyer, conseiller pédagogique départemental, instituteurs et moniteurs de surf ont encadré une session qui aura duré quatre jours. Le but étant de définir le cadre général dans lequel pourra se dérouler la pratique, et de pouvoir institutionnaliser un fonctionnement entre les différents partenaires. En clair, un galop d'essai avant que les choses sérieuses soient lancées.

Un certain retard

En intégrant le surf comme une pratique possible dans son programme sport, l'école primaire suit l'exemple des lycées et des collèges en Gironde. Depuis environ dix ans, à travers les classes de mer et les activités proposées par l'Union nationale du sport scolaire (UNSS), les adolescents ont la possibilité de pouvoir s'initier au surf.

Dans les Landes et le Pays Basque, c'est en 2006 que l'Inspection académique a donné le feu vert pour cette pratique sportive aux écoles primaires. La Gironde, qui bénéficie de nombreux clubs susceptibles de pouvoir accueillir les enfants, accusait donc un certain retard. « Cela fait dix ans que j'attendais ça ! Il faut maintenant que cela s'inscrive dans la durée », a même lancé David Marcoulet, le directeur de l'école primaire de Lacanau-océan. Dans une chemise, le projet pédagogique, déjà proposé par cet enseignant, peinait à trouver une oreille attentive. Pourtant, comme l'indiquait une institutrice à la fin du stage: « Il y a des enfants qui vivent à proximité du littoral, et qui ne vont jamais à la plage parce que les parents craignent l'océan. »

Quelques contraintes

Pour les clubs de surf, ce rapprochement possible avec l'école primaire est une bonne nouvelle. Bertrand Bouchez, du Surf-Club de la Presqu'île, y voit l'opportunité de davantage développer l'activité club, et au final de sensibiliser toujours plus le jeune public à la pratique du surf et de l'environnement. Toutefois, dans cette nouvelle dynamique, qui ne demande qu'à s'engager, les écoles communales devront gérer deux difficultés pour organiser des sorties. D'abord, trouver les budgets auprès des collectivités, puis se plier « aux caprices » de l'océan. « Un cours de surf ne se prévoit pas aussi facilement qu'un cours de lecture », faisait remarquer une enseignante.

Auteur : julien lestage
(1) L'expérimentation s'est déroulée avec la collaboration de deux classes de Lacanau (ville et océan), d'une classe de Lège-Cap-Ferret, du Lacanau Surf Club, du Surf Club de la presqu'île, et du Comité Gironde de Surf.

Publié dans : La gliss, le surf - Communauté : Médoc
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Samedi 12 septembre 2009
Les agents des deux pays pourront échanger des idées. (PHOTO v. B.)
Les agents des deux pays pourront échanger des idées. (PHOTO v. B.)

La saison touristique va bientôt s'achever mais les agents de l'Office de tourisme de la commune continuent leurs actions afin de mieux faire connaître le territoire du Médoc.

C'est ainsi qu'en partenariat avec le Comité départemental du tourisme de la Gironde et la Maison de la France, les conseillers en séjour canaulais vont accueillir, le mercredi 16 septembre, les responsables de trois Offices de tourisme scandinaves à la recherche de nouveaux produits sur la France.

Un partenariat

Sur place, et encore sur fond de partenariat avec un établissement trois étoiles de la commune, un dîner sera organisé au cours duquel les agents des deux pays pourront échanger des idées et des projets. Le lendemain matin, une balade à vélo pour « vivre » Lacanau leur sera proposée.

La Scandinavie n'est pas étrangère à l'Office de tourisme de Lacanau car sa directrice, Gilberte Desgouilles, y avait été en mission, il y a quelques années pour visiter un certain nombre de prescripteurs.

Il s'est avéré que la clientèle scandinave aime beaucoup notre région mais reste confrontée à un problème de transport en raison du faible nombre de liaisons directes depuis Bordeaux.

Auteur : V. B.
Publié dans : économie - Communauté : Médoc
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Samedi 12 septembre 2009
Le lagarosyphon prolifère dans les eaux du lac. (PHOTO V.B.)
Le lagarosyphon prolifère dans les eaux du lac. (PHOTO V.B.)

L'Association des riverains du lac de Lacanau (ARLL) n'a pas chômé cet été. Comme prévu et voté lors de l'assemblée générale en juin dernier, le bureau a préparé et envoyé une motion pour attirer l'attention des responsables politiques et administratifs, aussi bien locaux que nationaux, sur les phénomènes de dégradation au niveau du lac de la commune.

Un envasement

Pour l'association, il se développe « une situation défavorable », et cela depuis de nombreuses années. Car elle constate une colonisation par des « herbes invasives de type egeria, voire lagarosyphon ou jussie qui rendent les eaux du lac dangereuses à la baignade, à la pêche et aux autres activités nautiques ». L'ARLL constate « un envasement des parties les plus profondes » et déplore « un envahis- sement des berges par une végétation parasite d'arbres et de végétaux divers ».

Elle estime que les actions locales ont leurs limites parce que le phénomène dépasse le cadre local, étant également constaté sur les lacs et étangs voisins.

Avec cette motion, l'association demande donc aux pouvoirs publics de mettre en oeuvre des études pour définir une politique de lutte contre les herbes invasives des lacs et étangs d'Aquitaine, et qu'ils prennent toutes les mesures utiles pour restaurer la qualité de cet environnement exceptionnel.

Auteur : Véronique Boscher
Publié dans : Le Lac - Communauté : Médoc
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Jeudi 10 septembre 2009
Jean Vigneau et Henri Sabarot dévoilent la plaque. (PHOTO P. V.)
Jean Vigneau et Henri Sabarot dévoilent la plaque. (PHOTO P. V.)

Les chasseurs carcanais se souviendront de ce samedi 29 août. En effet, il s'agissait pour eux d'inaugurer la Maison des chasseurs, « leur maison à tous » comme l'a souligné le président Jean Vigneau dans son discours. Étaient présents à cet instant inaugural : Henri Sabarot, maire de la ville, président de L'ONC-FS et de la Fédération départementale des chasseurs de la Gironde, les présidents des ACCA d'Hourtin, Lacanau, et Saint-Laurent, ainsi que de nombreux chasseurs.

En conformité

Cette Maison des chasseurs se compose d'une salle de pesée et d'une chambre froide, d'une salle de dépeçage équipée dune chaîne de cinq palans, d'une salle de découpe, d'une salle de partage, l'ensemble étant revêtu d'un carrelage au sol et aux murs. Un évier en inox double bac et deux centrales de désinfection complètent l'installation. Cet équipement répond donc désormais aux règles sanitaires qui pourraient être exigées dans un avenir proche.

Cette maison, dont les plans ont été conçus et réalisés à titre gracieux par l'architecte Françoise Beaune, a été entièrement construite par les mains des chasseurs, avec le concours gracieux de quelques artisans et fournisseurs. Quant à la participation financière de la commune, le montant s'élève à 70 000 euros.

Afin d'immortaliser cet événement, un repas concocté par les chasseurs, réunissait plus de 120 convives, chasseurs et non chasseurs.

Auteur : P. V.
Publié dans : la chasse - Communauté : Médoc
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Jeudi 10 septembre 2009

Des animations sportives seront proposées aux jeunes. (PHOTO V. B.)
Des animations sportives seront proposées aux jeunes. (PHOTO V. B.)

La vie associative sur la commune est particulièrement dense. À elles seules, les associations sportives, culturelles et de loisirs sont près de 40 et rassemblent plus de 2 000 adhérents.

Surf, voile, tennis, marche, peinture, bridge et une multitude d'autres activités encore sont proposées aux Canaulais tout au long de l'année. Afin de faire connaître la diversité des activités pratiquées sur la commune, la municipalité a pris l'initiative de mettre en place un Forum des associations, qui se tiendra le samedi 12 septembre, de 10 heures à 17 heures, au Cosec à Lacanau-ville. L'inauguration officielle est prévue vers 11 heures.

Espace d'informations

Conçu comme un espace d'informations en cette période de rentrée, ce forum devrait aussi faciliter les échanges entre responsables associatifs.

Toute la journée, des animations sportives seront proposées aux jeunes, avec notamment l'installation d'un mur d'escalade où ils pourront s'initier sur les conseils d'un animateur breveté d'Etat de l'UCPA et des jeux ludiques inspirés des combats de sumo. Et pour le petit creux, l'association le Canaulito proposera huîtres et grillades, à déguster sous les parasols. La journée se terminera à 17 heures par la remise des prix du Challenge de la performance.

Renseignements au service communication de la commune au 05 56 03 90 63.

Auteur : Véronique Boscher
Publié dans : Les associations - Communauté : Médoc
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Jeudi 10 septembre 2009
LACANAU. À l'initiative d'un restaurateur, un projet de résidence des saisonniers devrait voir le jour. Sur la presqu'île, les logements manquent cruellement
Emmanuel Giese (à gauche), porteur d'un projet de résidence des saisonniers. (photo j. L.)
Emmanuel Giese (à gauche), porteur d'un projet de résidence des saisonniers. (photo j. L.)

Ils dorment dans les voitures, sur la plage. D'autres négocient un bout de jardin chez un particulier pour poser une tente, une caravane. Il y a aussi le camping... Sinon, c'est le « campement » dans des appartements loués à des tarifs prohibitifs. Bref, trouver un logement saisonnier décent et à un prix raisonnable reste une vraie galère. La saison qui se termine foisonne de témoignages. Comme ce serveur qui a passé l'été dans sa 205 Peugeot. Préférant rester anonyme, l'étudiant explique qu'il n'avait pas le choix. « C'était plus de la moitié de mon salaire pour avoir une chambre. J'ai besoin de mes économies l'hiver. »

Les regrets du président

D'un bout à l'autre de la frange de côte médocaine, où se concentre l'essentiel des travailleurs saisonniers, c'est le plus souvent la débrouille. Daniel Darsonville, le président de l'Association des commerçants de Lacanau, reconnaît le problème. Ex-propriétaire d'un salon de coiffure qu'il tenait sur les allées Ortal, il avoue même avoir eu honte lorsqu'il était en activité. « Au moment de l'embauche, je savais que le sujet allait être abordé. Mais ce que je pouvais proposer était fonction des moyens de l'entreprise. Au final, on ne pouvait fidéliser la main-d'oeuvre de qualité. On ne retient pas un bon pro, s'il n'y a pas un logement où les gens peuvent vraiment récupérer. »

Cet hiver, après un échange avec la mairie de Lacanau, le président des commerçants qui était prêt à s'investir dans la recherche d'une solution collective, n'a pas senti le soutien du politique. Il confie son regret. « Depuis vingt-cinq ans, rien n'a évolué sur ce dossier. » Bernard Valette, adjoint au maire et membre de la commission Urbanisme et développement durable, précise le rôle que peut avoir une municipalité dans ce genre de problématique. « On est là pour encourager les initiatives et accompagner les projets, mais certai- nement pas pour investir ! »

Une initiative privée

Emmanuel Giese, propriétaire de deux restaurants à Lacanau-océan, espérait aussi trouver une solution à grande échelle. À Lacanau, Danier Darsonville estime la population des travailleurs saisonniers à environ 500 personnes.

Après un contact avec la mairie qui l'orientait sur des terrains à la ville et pas à l'océan, le restaurateur a finalement décidé de se recentrer sur un projet moins ambitieux.

À l'océan, sur un terrain acheté par sa société, il projette la construction d'une petite résidence des saisonniers. Trente appartements sont prévus. Vu les démarches admistratives, elle pourrait être livrée pour l'été 2011. Coût de l'opération, environ 800 000 euros. Il analyse : « On ne peut pas demander a du personnel de s'investir, si en retour on ne propose pas des conditions de travail décentes ». Le chef d'entreprise a décidé d'assumer et de s'engager.

Auteur : julien lestage
j.lestage@sudouest.com
Publié dans : économie - Communauté : Médoc
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Mercredi 9 septembre 2009
Une partie des choristes de Lacanau accueil. (photo v. B.)
Une partie des choristes de Lacanau accueil. (photo v. B.)

Une soirée conviviale a permis aux membres de la chorale de Lacanau accueil de préparer leur rentrée. Une rentrée où ils espèrent pouvoir voir venir de nouveaux choristes, de tous âges, afin d'étoffer la chorale et « d'élargir le répertoire ». La chorale de Lacanau accueil compte actuellement une trentaine de membres, sous la direction du chef de coeur Patrick Garnier.

Ce dernier a été chaleureusement remercié par tous les choristes pour son « dévouement et sa patience » qui ont permis à chacun de progresser à son niveau. De son côté, Patrick Garnier a affirmé vouloir continuer et approfondir le travail entamé au cours du premier semestre, ainsi que d'aborder de nouveaux styles.

Caméra vidéo

Il souhaite retravailler les canons avec le groupe car il estime que c'est un style original, très peu chanté par les chorales à cause de la difficulté des pièces, en particulier celles qui datent du Moyen Âge. Il aimerait aussi diversifier le programme en faisant travailler deux groupes séparément, dont un pourrait se concentrer sur le travail des trios, voir même des quatuors. Il a insisté sur un point : « le but n'est absolument pas d'être sélectif mais ces formations pourraient renforcer et soutenir la chorale dans son ensemble. »

Le groupe dispose cette année d'une caméra vidéo pour filmer les concerts, un équipement qui servira surtout comme support de travail pour améliorer les prestations de chacun.

La chorale de Lacanau accueil fera sa rentrée le lundi 7 septembre, à 19 heures, dans les locaux de l'association.

Renseignements auprès de Patrick Garnier au 05 57 70 11 95.

Auteur : Véronique Boscher
Publié dans : La culture - Communauté : Gironde Culture
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Mercredi 9 septembre 2009

L'infatigable présidente de VLF, Dominique Gisson. (PHOTO V. B.)
L'infatigable présidente de VLF, Dominique Gisson. (PHOTO V. B.)

Il y a vingt ans, les forêts du Porge et de Lacanau prenaient feu, avant celles de Sainte-Hélène, Carcans et bien d'autres encore. Des années noires pour la nature, qui avaient toutefois fait prendre conscience de l'immense valeur mais aussi de la fragilité de notre patrimoine forestier.

Pour défendre celui-ci, oeuvrer pour son reboisement et agir contre la menace des promoteurs, nombre de citoyens se sont alors regroupés pour créer une association sous le nom de Vive la forêt (VLF). « Aujourd'hui, vingt ans plus tard, Vive la forêt est toujours présente, tout en ayant évolué, explique la présidente Dominique Gisson, ce qui est le signe de son dynamisme et de son adaptation permanente aux besoins. »

400 familles adhérentes

Au fil des ans, VLF a obtenu un agrément en tant qu'association de protection de l'environnement pour l'ensemble du département. Ainsi, elle est devenue incontournable pour tout ce qui touche à l'environnement en Gironde et compte actuellement près de 400 familles adhérentes.

Au-delà du risque d'incendie, qui reste toujours l'une des préoccupations majeures de l'association, VLF a évolué vers « une défense de l'environnement plus généraliste ». L'association part du constat suivant : « Là où passe le feu, la nature met 10 ans à reprendre ses droits mais là où passent les promoteurs bétonneurs, elle est définitivement détruite ». C'est donc tout naturellement vers « ce type de méfaits » que l'association a concentré ses actions, et cela de la pointe du Verdon jusqu'au bout du cap Ferret.

Sur la commune de Lacanau, VLF a surtout oeuvré pour le respect de la loi littoral sur plusieurs sites et pour la préservation des sites remarquables et espaces boisés à conserver. Des actions qui ont souvent eu comme conséquence des relations plutôt tendues avec les élus en place.

Le dialogue

« Contrairement à une idée répandue », précise Dominique Gisson, « VLF n'est pas systématiquement contre tout. Nous ne faisons simplement pas la même lecture des dossiers. Nous savons faire des propositions mais il faut d'abord que le dialogue s'instaure en amont au lieu de tomber toujours dans l'opposition. Et quand il y a divergence d'opinion, la courtoisie doit rester de mise car il ne faut pas oublier que ce sont les projets que nous combattons, et en aucun cas les hommes ».

Pour plus de renseignements sur les actions de l'association, consultez leur site sur www.vivela foret.com.

Auteur : Véronique Boscher
Publié dans : Vive La Forêt - Communauté : Les beaux blogs de Gironde
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Jeudi 3 septembre 2009

Ariana Médoc et Sarabande interprèteront une oeuvre de Carl Orff.( Photo V. B.)
Ariana Médoc et Sarabande interprèteront une oeuvre de Carl Orff.( Photo V. B.)

Quatre-vingts choristes, cinq percussionnistes, deux pianistes et trois solistes se produiront samedi 5 septembre à la salle l'Escoure à Lacanau-Océan. Les ensembles vocaux Ariana Médoc et Sarabande présenteront Carmina Burana, une oeuvre de Carl Orff, qui date de 1937.

Cantate scénique

Qualifiée comme une cantate scénique, Carmina Burana constitue la première partie d'un triptyque intitulé Trionfi ou Les triomphes, une trilogie basée sur des textes glorifiant l'amour. Le livret de Carmina Burana est inspiré de poèmes du Moyen Âge, présentés sur une musique délibérément simple mais aux sonorités riches. Une oeuvre assez connue auprès du grand public, surtout par son premier et également dernier air « O Fortuna ».

Elle sera interprétée dans sa version pour choeur, pianos et percussions, sous la direction de René Rey avec Alice Behage et Cyril Phélix aux pianos, Patricia Berthomieu, Paul Laustriat, Hélène Jas-Marseille, Luc Lainé et Rémy Labordère aux percussions. Les solistes seront la soprano Aurélie Fargues de l'opéra Bastide, les ténors Damier Feral ou Didier Claveau et le baryton David Ortéga de l'opéra de Bordeaux.

Amateurs et professionnels

L'ensemble vocal Ariana Médoc est de Moulis-en-Médoc et a été créé dans les années soixante-dix par le chef de coeur René Rey. Composé d'environ 45 choristes, cet ensemble a pour objectif de permettre au plus grand nombre l'accès à la pratique vocale et de favoriser les échanges entre les choristes amateurs et les professionnels qui interviennent lors des concerts. L'ensemble vocal Sarabande est originaire de La Force en Dordogne. Il a été créé en 1993 par un petit groupe d'amateurs, intéressés par la musique vocale, et par un professeur de musique, toujours René Rey.

L'admission en son sein est ouverte à tous. Les deux choeurs se produisent ensemble depuis 1998. La représentation de Carmina Burana aura lieu à 21 heures. Tarifs de 8 à 12 euros, gratuit pour les moins de 14 ans.

Auteur : Véronique Boscher
Publié dans : La culture - Communauté : Médoc
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Mercredi 2 septembre 2009
NAUJAC. Une association réclame un vote
Certains habitants craignent une dégradation du paysage à cause des éoliennes. (Photo archives « SO »)
Certains habitants craignent une dégradation du paysage à cause des éoliennes. (Photo archives « SO »)

Yann Saint-Sernin

Avis de petite brise sur l'éolien à Naujac. L'association « Naujac c'est vous », du nom de la liste malheureuse aux dernières municipales, a fait connaître son opposition au projet d'implantation d'un parc éolien sur la commune. « Nous sommes résolus à aller jusqu'au bout pour demander l'abandon du projet », déclare Dominique Geffré, le nouveau président de l'association qui espère réunir une cinquantaine d'adhésions dans les prochaines semaines.

Le président pointe notamment « des nuisances sonores », « des risques pour la santé du fait des basses fréquences », « un risque pour la faune », et « une chute du cours de l'immobilier ». Il y a quelques mois, le projet avait déjà suscité la méfiance d'une partie des élus CPNT, qui craignaient notamment pour les oiseaux migrateurs. Vincent Vignon, chargé du projet pour le compte de la société Valorem, indique pourtant que « la loi interdit d'augmenter le bruit de plus de trois décibels. De plus, toutes les études menées par les organismes indépendants relèvent un risque très faible pour les oiseaux, vu que la zone pressentie se trouve très à l'écart des axes de passage ».

Selon Jean-Bernard Dufourd, le maire de la commune, « même les associations de chasse ont admis un impact modéré sur la faune ». Désormais, l'association réclame un débat public sur l'implantation d'éoliennes. « Plusieurs réunions de concertation avec différents acteurs locaux ont déjà été organisées et ont permis d'ajuster le projet », répond le maire.

Huit éoliennes

Selon la mairie, le projet prévu sur les dunes de Saint-Isidore serait arrêté à huit éoliennes réparties sur deux sites, derrière une crête. « L'impact sur le paysage devrait donc être limité, mais c'est cet argument des opposants qui me paraît le plus recevable », ajoute Jean-Bernard Dufourd.

Pas suffisant pour l'association, qui voudrait voir la question portée devant les urnes. Fin de non-recevoir à la mairie : « La loi prévoit une enquête publique au cours de laquelle les habitants pourront s'exprimer. On connaîtra alors la position de la population. Le préfet tranchera en dernier recours ». Et l'édile de crier à la récupération politique du projet : « On cherche à se créer une identité en utilisant des arguments pris sur Internet, tandis que nous, nous menons des études depuis plusieurs mois ».

Dominique Geffé insiste : « Notre revendication est apolitique ». Reste qu'un des membre historique de l'association « Naujac pour tous » n'est autre que Bernard Amouroux, ex-maire de la commune et lui-même initiateur du projet lorsqu'il avait lancé la première étude en étant aux affaires !

Publié dans : l'environnement - Communauté : Médoc
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Mercredi 2 septembre 2009
Michèle Malavallon et Jacqueline Hoffmann avec les artistes qui exposent. (PHOTO V. B.)
Michèle Malavallon et Jacqueline Hoffmann avec les artistes qui exposent. (PHOTO V. B.)

« Pour la 4e édition, Art'venir nous propose une très belle exposition par sa qualité artistique », a déclaré Jacqueline Hoffmann, adjointe à la culture, lors du vernissage samedi à la salle des fêtes du bourg. Une exposition de peintures et de sculptures, organisée par l'Association culturelle de Lacanau (ACL), que l'adjointe a qualifié comme « d'exception », avec des oeuvres qui sont « le fruit d'une recherche de matériaux » et réalisées par des artistes dont plusieurs ont « joué avec la nature et l'environnement ».

Sept artistes

Michèle Malavallon, présidente de l'ACL, a remercié les sept artistes pour présenter une exposition « où se croisent différents regards et talents dans une même authenticité de créativité ». Une exposition qui, selon la présidente, trouve « toute son expression » dans les locaux spacieux de la salle des fêtes.

À l'entrée, on aperçoit d'emblée les silhouettes de Gérard Servant Ermès, réalisées avec du sable ou de la terre et de la résine sur une structure en acier. Un saint-jacques-de-compostelle en sable de l'Atlantique ou un saxophoniste en terre du Médoc, autant d'expressions du « terroir en sculpture ».

Du sable que l'on retrouve également dans les tableaux de Jean-Philippe Rauzet. Ce dernier utilise des mélanges de sable dans sa peinture à l'huile, lui permettant ensuite de « graver » dans la matière. Un travail qu'il qualifie « de texture, de construction et de destruction », qui s'inspire des représentations archéologiques.

Les oeuvres d'Arjen Van Der Straten sont faites en métal, associé à du plâtre et de l'argile. Il utilise beaucoup de matériaux de récupération qu'il retravaille pour donner naissance à de nouvelles formes. Le but de l'artiste est de trouver une relation entre les matériaux et les formes représentées.

Une méthode de travail qui est tout à l'opposé chez Philippe Bono, qui ne retouche jamais ses matériaux mais qui redonne vie à ce qui a été jeté en le remettant en scène. Les créations de cet artiste sont principalement réalisées avec des chaînes et des manilles sur des socles en traverses de chemin de fer.

Ces oeuvres et celles de trois autres artistes sont à découvrir à la salle des fêtes au bourg jusqu'au 13 septembre, tous les jours sauf le lundi de 15 heures à 18 heures, le samedi de 10 heures à 12 heures. Entrée libre.

Auteur : Véronique Boscher
Publié dans : La culture - Communauté : Médoc
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Mercredi 2 septembre 2009
Après avoir reçu la médaille d'honneur (or) de la ville, Christian Frémont signe le livre d'or. (PHOTO P. V.)
Après avoir reçu la médaille d'honneur (or) de la ville, Christian Frémont signe le livre d'or. (PHOTO P. V.)

Vendredi dernier, Christian Frémont, directeur de cabinet du président de la République était l'hôte du maire de Carcans. Cette visite éclair revêtait un caractère particulier, puisqu'il s'agissait pour l'ancien préfet de la région d'Aquitaine d'épingler sur la veste d'Henri Sabarot les insignes de chevalier de la Légion d'honneur.

Au cours de leurs nombreuses rencontres, notamment lorsqu'il était en fonction à Bordeaux, puis plus récemment, lorsqu'il dirigeait le cabinet d'Alain Juppé, et ensuite celui de Jean-Louis Borloo, les deux hommes ont appris à se connaître et s'apprécier. « Je n'ai pas oublié, le rôle de modérateur que vous avez joué au moment du Grenelle de l'environnement », précise le préfet. Puis d'ajouter : « C'est beaucoup grâce à vous, et cela j'ai eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises que ce soit au ministre d'État ou au président de la République, que le pugilat entre les écologistes et les chasseurs, que beaucoup attendaient avec gourmandise, n'a pas eu lieu. Depuis vous le savez, je suis le porte-parole des chasseurs en permanence à l'Élysée et je le redis ici, c'est donc bien grâce à vous, à votre lucidité, à votre sens des responsabilités, à votre courage aussi, que ce Grenelle de l'environnement n'a pas été un naufrage. »

Multiples engagements

Sa nomination à la présidence de l'ONC-FS ; son engagement à la tête de sa commune et de la Communauté des communes ; mais aussi, au sein de la commission locale de l'eau du Schéma d'aménagement des eaux des lacs médocains ; de l'Association des communes forestières girondines ; au Conseil régional où il s'est investi dans la préservation du littoral aquitain (problématique de l'érosion dunaire, protection des sites remarquables, défense des productions agricoles sous label), etc. sont autant de sujets sensibles auxquels le préfet a rendu hommage et porté au crédit de l'action d'Henri Sabarot.

Racines et familles

Dans ses remerciements, Henri Sabarot a fait part à son hôte « de son très grand honneur de recevoir dans sa commune et pour l'occasion, le chef de cabinet du président de la République » et par là même se dit très touché par « l'éloge fait sur son parcours professionnel et politique au service de la collectivité ».

Puis, chargé d'émotion, il a évoqué, ses racines carcanaises qui, dit-il « sont pleinement miennes, ainsi que sa famille, ses amis... source dans laquelle il puise ses forces pour mener à bien son action au service de tous », et de conclure avec détermination : « Cette journée mémorable ne clôt pas une tranche de vie, mais elle en ouvre une autre. »

Un vin d'honneur réunissant les invités a mis un terme à cette cérémonie.

Auteur : Pierre Vallade

Lacanau, le blog: Nous sommes heureux de cette distinction que reçoit Henri Sabarot.
L'homme est complexe, gouailleur, intelligent et pénible certaines fois. Mais Henri Sabarot est reconnu pour la défense de Carcans et d'un certain art de vivre ou plutôt d'une certaine culture médocaine.
Ces interventions en faveur de la nature (enfin la plupart!!) font dans le sens du chasseur "écolo" qu'il est .
Nous saluons cette distinction quelque soit ses "méandres" politiques.
Son dynamisme ne peut être pris en défaut.
Un bon représentant du médocain type.
Publié dans : Carcans - Communauté : Médoc
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Mardi 1 septembre 2009

ENVIRONNEMENT. Des opposants à l'implantation d'un parc éolien manifestent ce matin à La Rochelle. Partout, le front du refus s'étend, et il compte aussi des écologistes...

Éoliennes à Saint-Crépin (17). Les opposants dénoncent les nuisances sonores et visuelles, et mettent en doute l'efficacité énergétique. (Photo Dominique Jullian)
Éoliennes à Saint-Crépin (17). Les opposants dénoncent les nuisances sonores et visuelles, et mettent en doute l'efficacité énergétique. (Photo Dominique Jullian)

Ce matin à 10 heures, les opposants à l'implantation d'un parc de huit éoliennes à Marsais vont se compter devant la préfecture de La Rochelle. En juin dernier, 200 personnes s'étaient déjà déplacées depuis cette petite commune du nord de la Charente-Maritime pour investir le marché de Surgères. Le lieu de la manifestation ne doit rien au hasard. En renonçant à faire appel, le préfet de la Charente-Maritime a rendu définitif le jugement du tribunal administratif de Poitiers, en date du 19 mai dernier, qui a biffé d'un trait son refus de permis de construire pour les huit éoliennes.

« C'est un combat loin d'être désespéré. Nous allons pour notre part déposer un recours devant la cour d'appel administrative », signale Michel Broncard, un local de l'étape qui est aussi vice-président de la Fédération de l'environnement durable, une des associations nationales qui regroupent les multiples frondes locales contre l'éolien industriel.

Partout, le parc éolien français se construit dans la douleur. C'est un climat de guerre de religion qui traverse les espaces ruraux prêts à accueillir ce genre d'équipement. Face aux élus et aux industriels se structurent des mouvements associatifs déterminés, organisés, rompus aux procédures juridiques et fort bien informés sur les enjeux des énergies renouvelables. « Ça m'a énormément surpris et même un peu déstabilisé. Je n'avais pas vu arriver le truc », confesse Philippe Plisson, député (PS) girondin et président de la Communauté de communes de l'estuaire, au nord de la Gironde.

Dans ce coin du Blayais, sur la commune de Reignac qui borde l'autoroute A 10, pourrait s'installer une ferme éolienne d'une puissance maximale de 70 mégawatts. La ZDE (zone de développement éolien) a été avalisée par le préfet de la Gironde en mars dernier, la première en Aquitaine. Face à la Communauté de communes se dresse VigiEole, un front du refus qui revendique 250 adhérents. « Mais nous avons 350 signatures pour notre recours contre la ZDE devant le tribunal administratif de Bordeaux », souligne son président, Daniel Ardouin.

Écologie contre écologie

Entre les deux camps, les positions paraissent inconciliables. « On a voté pour les énergies renouvelables. On doit atteindre 23 % du mix énergétique français en 2020, on est actuellement à 7 %. Il y a du boulot. Pour y arriver, il ne faut pas que de l'éolien, mais il en faut ! » plaide le député, qui voit dans l'opposition locale au projet l'agrégat des intérêts particuliers - les gens proches des futurs mâts - et des lobbies anti-renouvelables qui ne disent pas leur nom.

En face, on n'accepte évidemment pas d'être taxé de conservatisme. On se bat sur le chapitre des nuisances, sonores et visuelles, et sur l'efficacité énergétique de l'éolien industriel. « C'est une mauvaise solution pour le pays, ce sera un feu de paille. Beaucoup de projets ne seront viables qu'avec le tarif préférentiel de rachat du courant par EDF. Ca va nous coûter très cher à tous, sans parler du coût du démantèlement des installations », argumente Daniel Ardouin.

Les échanges sont d'autant moins feutrés qu'on se dispute de part et d'autre un brevet d'orthodoxie écologique. Héraut du pôle écologique du PS, Philippe Plisson est chargé du développement durable au Conseil général et membre de la commission éponyme à l'Assemblée nationale. VigiEole se dit pour sa part favorable au micro-éolien - les petits mâts à usage domestique - mais farouchement opposée à une politique nationale qui équiperait la France de quelque 8 000 éoliennes d'ici 2020.

Une demande de moratoire

C'est exactement le credo d'Yves Vérilhac, un citoyen du Languedoc-Roussillon qui a lancé au début du mois l'idée d'un moratoire éolien à l'échelon national. Ses partisans se sont réunis le 1er août en Ardèche, au pied du mont Gerbier-de-Jonc. Le contexte est tendu dans le Massif central, où les projets fleurissent sur certains des plus beaux paysages de France. « Il est toujours suspect de se dresser contre l'éolien. Mais je suis dans l'écologie depuis 1970 et je n'ai pas besoin de leçons sur le sujet. Il faut déculpabiliser les gens qui s'engagent dans la résistance », explique cet ancien militant antinucléaire.

Yves Vérilhac s'insurge contre l'étiquette d'énergie propre que l'on accole systématiquement à l'éolien. « La seule énergie propre, c'est celle qu'on ne consomme pas. On reste pourtant sur le paradigme de la surcroissance. Pourquoi admet-on encore de voir pousser des lotissements sans panneaux solaires sur le toit et sans isolation convenable ? En tant que consommateur, je paie une surfacturation pour qu'EDF rachète le courant des éoliennes à 8 centimes d'euro le kilowattheure. Cet argent part dans le privé pour raccourcir les délais d'amortissement d'installations qui ne réduisent en rien le recours au nucléaire ni aux énergies fossiles. Il ne va pas dans les économies d'énergie », déplore-t-il.

Yves Vérilhac admet sans peine que le grand public saisit mal les enjeux de ce débat. Selon lui, sa proposition de moratoire a recueilli 3 300 signatures à la mi-août. En face, le Syndicat des énergies renouvelables brandit les résultats du baromètre d'opinion sur l'énergie et le climat réalisé par le Credoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) : 72 % des Français seraient favorables à l'implantation d'éoliennes sur leur commune.

Pour entamer ce tranquille consensus, les opposants à l'éolien industriel parient sur une grande journée de mobilisation le samedi 26 septembre au Mont-Saint-Michel. Ils craignent la plantation de grands mâts blancs à portée de vue de cet emblème patrimonial et touristique. Du pain bénit pour les « anti », en quelque sorte. Au bord de l'estuaire de la Gironde, Philippe Plisson ne cache pas que la fronde pourrait faire tache d'huile. « Je n'ai pas vocation à servir de punching-ball à tout le monde. Les autres élus, ailleurs, attendent de voir comment je vais me sortir de ce dossier. Je me sens un peu seul, parfois... »

Auteur : Jean-Denis renard
jd.renard@sudouest.com

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Mardi 1 septembre 2009
MÉDOC. Seules certaines plages seront surveillées mais les communes peinent à recruter

Entretien avec François Loiseau, directeur régional du centre de formation de la SNSM pour l'Aquitain

À partir d'aujourd'hui, à Lacanau, une seule plage sera surveillée. (Photo Camille Chignac)
À partir d'aujourd'hui, à Lacanau, une seule plage sera surveillée. (Photo Camille Chignac)

« Sud Ouest ».

La SNSM est pressentie pour remplacer progressivement les CRS sur les plages, dans quel état d'esprit êtes-vous ?

François Loiseau. Ce n'est pas visible en Gironde, parce que notre implantation historique est plutôt en Bretagne mais nous avons cinquante ans d'expérience de surveillance des plages derrière nous. Il est vrai que cette année, nous étions attendus au tournant. On va voir comment réagissent les collectivités locales, et si elles projettent de nous employer encore. Mais il faut que les choses soient claires, ce n'est pas nous qui avons demandé à prendre ce rôle, il s'agit d'une directive du ministère de l'Intérieur.

Avez-vous les effectifs pour remplir la mission qui semble vous être assignée ?

Il ne faut pas se leurrer. En France, nous manquons de nageurs sauveteurs. C'est un travail qui reste trop saisonnier par rapport à la disponibilité et à la formation requise. Ce n'est pas attractif. Un sauveteur va travailler deux mois dans l'année, et le reste du temps, il est obligé d'avoir un autre travail. Il faut créer l'envie.

Concrètement, aujourd'hui, peut-on surveiller les plages sans CRS ?

Aujourd'hui, non. Je pense d'ailleurs que ce serait une erreur de les retirer totalement des plages. De par leur structure, les CRS-MNS peuvent conserver des sauveteurs pendant plusieurs années. En terme d'expérience, c'est un plus énorme. Nous, nous avons souvent à faire à des étudiants. Il y a un turnover très important. Un sauveteur reste chez nous en moyenne seulement trois ans et demi. L'idéal serait sept ans. Cela dit, lorsque nous fidélisons nos sauveteurs, nous sommes tout à fait capables de surveiller les plages. Certaines plages de Gironde sont surveillées exclusivement par la SNSM et cela fonctionne très bien.

Comment « fidéliser » les sauveteurs, notamment les chefs de poste ?

C'est un enjeu important. Les chefs de poste doivent être aguerris. Plusieurs pistes sont possibles. On pourrait imaginer que les communes proposent aux sauveteurs des emplois sur place. Par exemple, un sauveteur peut être éducateur sportif lorsqu'il n'est pas sur les plages. Mais ça ne réglera pas l'ensemble du problème. Une autre solution serait de mettre en place un dispositif permettant à un sauveteur de bénéficier d'un détachement au sein de son corps de métier.

Tout cela ne va-t-il pas trop vite ?

Sans doute. Nous avions proposé un plan quinquennal. Il semble que nous prenions la voie d'une mise en place sur trois ans. Nous aurions préféré quelque chose de plus souple qui nous permette de travailler plus longtemps avec les élus, les sauveteurs locaux et les CRS. L'idéal serait d'avoir le temps de gérer la transmission à tous les niveaux.

On constate une disparité sur l'ensemble des plages.

Certaines sont gérées par des civils, d'autres par la SNSM, d'autres par des CRS...

Je pense que nous aurions tout à gagner à harmoniser le sauvetage en France. Les Anglais l'ont fait et ça fonctionne très bien. Nous, nous avons tous des façons différentes de travailler. Cela ne remet pas en cause les compétences de chacun, mais nous gagnerions en lisibilité.

Plage centrale de Lacanau, hier 19 heures. Sur le poste de secours, un volet claque. L'effectif de MNS-CRS plie bagage. Comme partout en France, leur temps de présence sur les plages vient de s'achever. La plage est encore bondée.

À Lacanau, on a décidé de prolonger la surveillance jusqu'au 13 septembre. Mais à partir d'aujourd'hui, une seule plage sera désormais surveillée. Pour cela, 15 sauveteurs civils ont été recrutés. Largement de quoi pour une seule zone de baignade. Mais Jean-Michel David, le maire n'est pas dupe : « S'il y a un peu de soleil, comme nous sommes près de Bordeaux, les touristes viendront en masse. »

Ici, le plan de bataille est simple : « On concentre la surveillance sur la plage centrale, et des patrouilles mobiles interviendront sur les ailes, on compte aussi sur les surfeurs en cas de besoin », explique Jean-Marc le nouveau chef de poste de la plage centrale. Il n'est pas CRS, Jean-Marc. Mais avec 15 ans d'expérience des plages, personne ne doute de sa capacité à gérer l'un des postes les plus redoutés du littoral.

« Défaillant »

Le problème, selon Jean-Michel David, c'est que des Jean-Marc, il n'a pu en trouver qu'un. « Personne ne veut prendre la responsabilité de diriger un poste », déclare l'édile. Alors, bien sûr, avec le désengagement progressif des CRS des plages, la pilule passe mal : « L'État est défaillant », fulmine le maire.

À Naujac, un poste de six sauveteurs SNSM (société nationale de sauvetage en mer) a été constitué. On avoue s'être un peu inquiété pour obtenir l'effectif. « On a de bons contacts avec eux, mais il a fallu insister », déclare le maire, Jean-Bernard Dufourd. Avant d'ajouter : « Maintenir les CRS jusqu'au 15, ça aurait été le minimum. »

Au Porge, la fonction de chef de poste était occupée par un CRS tout l'été. Sur l'une des plages les plus fréquentées par les Bordelais, c'est désormais le plus ancien des sauveteurs civils qui encadrera les cinq civils qui prendront le relais jusqu'au 6 septembre.

« Un type capable », selon Jésus Veiga, le maire de la petite commune. Mais il avoue, la question est aussi financière : « On se sent impuissant.

Pour les petites communes du littoral, le désengagement progressif des CRS, c'est un coût difficile à porter. »

« Coûteux »

Philippe Sammarcelli, président du syndicat intercommunal à vocation unique (SIVU), confirme : « Un poste de secours, c'est environ 150 000 euros par saison, si la commune le prend en charge. »

À Carcans, aujourd'hui, plus de baignade surveillée. Une borne téléphonique reliée au centre de secours a été installée près du poste central.

À Lacanau, l'an passé, au milieu du mois de septembre, un nageur s'était noyé sur la plage nord.

Publié dans : La sécurité - Communauté : Médoc
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Mardi 1 septembre 2009

C'est déjà la quatrième fois que Michel Pailley, photographe passionné depuis toujours, va présenter une exposition de ses photos à la salle l'Escoure de Lacanau-Océan. Le thème qu'il a choisi pour cette édition 2009 est le parc national du Mercantour et ses environs. Un parc naturel, situé sur les départements des Alpes-Maritimes et les Alpes-de-Haute-Provence, connu pour être l'un des plus sauvages de France et cela à une heure à peine de la Côte d'Azur. Une région très riche sur le plan des paysages avec des contrastes très marqués, pas moins de huit vallées principales et un point culminant à 3 143 mètres.

Sur le vif

Sensible à la beauté et à la biodiversité du site, Michel Pailley l'a visité à plusieurs reprises, en fixant des images qui l'ont interpellé sur papier. Le résultat est une belle collection de 75 photos d'un endroit magnifique, riche en faune et en flore et où les traditions locales occupent encore une place importante dans la vie de tous les jours. Des photos, prises sur le vif lors des fêtes de village, qui sont comme des moments « découpés dans le réel ».

Pour Michel Pailley, la photographie, c'est avant tout le regard de l'artiste, sa façon à lui, de voir les choses. Comment il perçoit un village sous la neige, les effets d'un bel orage de grêle ou les magnifiques détails d'une fleur. Comme cette photo de la madone d'Utelle qui semble flotter sur les nuages. Toute une série de photos est consacrée aux fleurs du parc qui compte plus de 2 000 espèces de plantes, dont une quarantaine de plantes endémiques, telles des variétés de saxifrages et d'orchidées.

Une autre série présente les traditions locales, haute en couleur, comme la Fête du pain, le battage du blé à l'ancienne ou la tonte des moutons. Parmi les photos exposées, il y a également des images du festival de Cannes avec ses excentricités, du festival des choeurs de montagne avec des effets de floue, ou encore de défilé de mode avec ses couleurs intéressantes. Une exposition assez éclectique mais qui fait découvrir des choses connues sous un autre regard, celui de l'artiste.

L'exposition « Dans le Mercantour et à l'entour » est présentée à la salle l'Escoure à Lacanau-Océan du lundi 31 août au lundi 7 septembre de 10 heures à 12 h 30 et de 16 heures à 19 heures. Entrée libre.

Auteur : Véronique Boscher
Publié dans : La culture - Communauté : Gironde Culture
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