Du changement à la section Médoc du Parti communiste

Publié le par robert

POLITIQUE. Stéphane Le Bot est le nouveau leader de la section locale. Rencontre avant le congrès de samedi

Stéphane Le Bot, communiste médocain, ici aux côtés de Marie-George Buffet : «Nous serons présents sur le terrain, et durant les élections. » (photo DR)
Stéphane Le Bot, communiste médocain, ici aux côtés de Marie-George Buffet : «Nous serons présents sur le terrain, et durant les élections. » (photo DR)

Demain, à partir de 9 heures, les communistes médocains tiendront leur congrès sur la commune de Saint-Germain-d'Esteuil. Stéphane Le Bot, 35 ans, va prendre la tête de cette section locale. Rencontre.

« Sud Ouest ». Quelle est la raison de ce rassemblement des communistes médocains ?

Quelle est la raison de ce rassemblement des communistes médocains ?

Stéphane Le Bot. À travers ce congrès local, nous préparons le congrès départemental qui aura lieu les 5 et 6 décembre à Gradignan, et aussi le congrès national du PCF qui, lui, se déroulera quelques jours plus tard à Paris. Nous allons nous prononcer sur des textes, et élire nos dirigeants.

Cette section médocaine du PCF existe depuis quand ?

Elle a été reprise en 2002. Jusqu'à présent, elle était dirigée par Céline Feat. En Médoc, nous regroupons une cinquantaine de membres et une centaine de sympathisants.

Avant 2002 ?

Par le passé, la section médocaine était bien représentée. Elle s'est ensuite éteinte. La raison... Je ne sais pas. Je continue encore mon exploration. Peut-être que les cadres vieillissants n'ont pas su passer le relais.

Il y a des poches de misère dans le Médoc. Pour autant, la section ne compte quasiment pas d'élus dans les communes. Quelle explication ?

Pour autant, la section ne compte quasiment pas d'élus dans les communes. Quelle explication ?

Il y a un regain du PCF en Médoc. Aux dernières élections cantonales, sur le canton de Saint-Vivien où j'étais candidat, nous avons fait 7,80 % des voix avec des pointes à 11 % au Verdon et Saint-Vivien. Sur le canton de Lesparre, Michel Guéraud a fait 5 %, et un score de 8 % sur Lesparre. J'ai bon espoir pour le PCF en Médoc. L'expression « poche de misère » me choque. Il y a de la précarité. Celle qui est provoquée notamment par la viticulture et le tourisme.

Votre analyse...

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Dans les vignes par exemple, des ouvriers sont encore rémunérés à la tâche. On est proche du système féodal. On peut aussi parler de la taxe professionnelle que les châteaux ne payent pas. Il y a une redistribution des richesses que je pense inégale. C'est flagrant quand vous passez dans certaines communes aux noms prestigieux. Il y a les châteaux, puis des villages modestes. Les visiteurs sont parfois surpris du décalage.

Quels sont les autres dossiers qui mobilisent la section locale du PCF ?

La situation de la zone industrialo-portuaire du Verdon. Je me demande si la volonté politique n'est pas de laisser ce site à l'abandon. Alors que l'on a su trouver des millions pour Port Médoc, il n'a pas été possible de dégager 7 millions pour aider Géovia à se mettre en place. Je crois que les leaders politiques locaux défendent leur bout de jardin. Il n'y a pas vraiment de coordination. Ce site, idéalement positionné, mérite une autre attention.

Au sujet du projet du méthanier.

Je suis choqué par la façon dont le débat s'est déroulé. Du côté de Royan, on est venu nous expliquer que cela n'allait pas faire joli... Ensuite, je ne suis ni pour à 100 %, ni contre à 100 %. Ce qui me gêne dans ce dossier, c'est la présence des fonds de pensions américains.

Vous vouliez réagir sur Ford ?

Oui, j'avoue avoir été surpris. On vient de débloquer des sommes colossales pour aider les banques et les grands groupes automobiles à dépasser la crise. En parallèle, on peine à trouver l'argent pour payer le chômage technique des ouvriers de Ford. Les gens ne comprennent plus !

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